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John Bost

  John Bost > par Adolphe des Gouttes

photo John Bost





Discours d'Adolphe des Gouttes
Fête des Asiles
1924

On raconte que lors de l'inauguration d'Ében-Hézer, le 21 avril 1862, M. le pasteur Bastié, chargé du premier discours, se leva et, d'une voix pleine de larmes, s'écria : « Après une scène comme celle dont nous avons été témoins, on ne parle pas »

J'aurais, moi aussi, comme l'orateur de 1862, grande envie de ne pas parler : il y a en effet, à Laforce, beaucoup de choses que l'on voit, que l'on entend, que l'on sent si profondément et avec tant d'émotion qu'il est difficile d'exprimer ses pensées, et que, certainement, le silence serait plus éloquent que toute parole humaine. Mais il est, d'autre part, évident qu'un président ne peut pas, ne doit pas rester muet : si tel était le cas, vous l'accuseriez avec raison de bien mal remplir son rôle.

Je n'ai pas encore compris pourquoi votre cher directeur, M. Bott-Rayroux [1], avait demandé à un Suisse de venir présider la fêle annuelle des Asiles, tandis que vous avez en France tant d'hommes capables, tant de chrétiens éminents qui euussent rempli cette charge avec plus de distinction et d'autorité que moi qui parle aujourd'hui. La Suisse est en effet un bien petit pays, à côté de votre grande et belle patrie, mais j'ose dire que, si son territoire est exigu, si son importance politique ou économique est faible dans le concert européen, son âme n'en vibre pas moins ardemment à la vue de toutes les souffrances humaines : et je crois qu'elle a prouvé, par ses actes, la réalité de ses sentiments d'attachement à sa grande voisine et amie pendant les années terribles de la guerre mondiale que nous avons traversées ensemble.

Je me permettrai de rappeler tout à l'heure les liens qui unissent tout particulièrement Laforce et ses Asiles à Genève, mais je voudrais dire d'abord que la présence ici de quelques membres d'une famille genevoise est simplement la conséquence de la visite que nous fit votre très aimable directeur en automne dernier. Comme nous cherchons à être polis, nous rendons aujourd'hui la visite qui nous a été faite. Et comment aurions-nous pu résister à l'appel si chaleureux et cordial que nous fit M. Bott ? Nous nous souviendrons longtemps ces choses-là restent gravées dans le cœur de sa parole émouvante et convaincante, de son optimisme chrétien. Nous lui disons : « Merci d'être venu jusqu'à nous, en Suisse, vous nous avez fait du bien ! »

J'ajoute que la joie d'une visite à Laforce est encore doublée du plaisir d'accompagner et d'entendre ici un prédicateur genevois que nous aimons très profondément.

Un récent visiteur des Asiles John Bost a écrit ces mots :

« Notre voyage fut clos par la visite au merveilleux fleuron de sacrifice qui honore la charité chrétienne, à la colline sacrée de Laforce. La nature prodigue sa joie, son sourire, le calme apaisant qui se dégage de cette riche et verte vallée de la Dordogne. Mieux encore : l'amour se dépense en trésors de miséricorde pour le soulagement des pires infortunes physiques et morales parmi cette désolante tribu d'arriérés, d'idiots, d'épileptiques. Il est là des femmes admirables qui depuis tant d'années n'ont pas voulu quitter ces êtres pitoyables et qui, vieillies, ne demandent point de repos. Devant ces saintes modernes, le cœur devine l'insondable profondeur du don de soi. Il n'est pas de plus bienfaisante édification que ce pèlerinage à la charité qui se sacrifie chaque jour, à chaque heure ».

Ce sont bien là les sentiments qui remplissent le cœur des visiteurs de Laforce. Quand je vois le dévouement inlassable, la consécration absolue, la patience constante en même temps que la joie, la paix du cœur de tout le personnel des Asiles, à partir du directeur qui est l'entraîneur de tous, l'âme de la grande famille, jusqu'au plus humble serviteur, je me dis que l'œuvre de Laforce est la plus belle manifestation sur terre de la charité chrétienne qui croit tout, qui espère tout, qui supporte tout : c'est la réponse magnifique de quelques hommes qui, possédant dans leur cœur l'amour de Dieu notre Père, manifesté par le don de son Fils, notre Sauveur Jésus-Christ, eurent à leur tour se donner à leurs frères malheureux, aimer eux-mêmes comme ils sont aimés de Dieu.

Le philosophe Amiel a ainsi défini le devoir [2] :

« Ne pas se lasser, ne pas se refroidir, être patient, sympathique, bienveillant, épier la fleur qui naît et le cœur qui s'ouvre : toujours espérer comme Dieu, toujours aimer, c'est là le devoir »

Voilà ce qu'ont compris, voilà ce que pratiquent avec la force et la paix que Dieu leur donne chaque jour, à chaque heure, toutes celles et tous ceux qui consacrent ici leur vie, qui donnent tout ce qu'ils ont reçu pour la joie et le soulagement des malades voudrais que la reconnaissance profonde ceux qui vous voient a l'œuvre, vous qui travaillez dans ce monde la souffrance, je voudrais que la sympathie intense et chrétienne dont nous vous entourons, je voudrais que nos prières ardentes et fidèles soient pour vous tous un réconfort, un appui, un encouragement efficace dans la sublime tâche que vous accomplissez.

Le Suisse, et Genève en particulier, ont l'honneur de réclamer comme un leurs meilleurs enfants le fondateur des Asiles de Laforce, John Bost. C'est en effet en Suisse, à Moutier-Grandval, dans le Jura bernois, que naquit John Bost, en 1817. Sa famille était d'origine française. Il avait hérité de son père, Ami Bost, pasteur, et de son grand-père, des talents musicaux remarquables. Aussi, après avoir travaillé pendant plusieurs années ma musique , Genève à côté du travail du relieur qu'il accomplit pendant six ans, il partit pour Paris, en 1838, pour continuer ses études musicales. Voici comment il raconte lui-même ses souvenirs, d'après une lettre adressée à des amis de Genève en 1877 :

« J'étais, à l'âge de 21 ans, dans la grande capitale, artiste, élève du Conservatoire... Dieu veillait sur ma jeune âme. Les prières de mon père, de ma mère, me poursuivaient au théâtre, dans les concerts. Mme Delessert m'ouvrit sa maison, son cœur. Elle me recommanda au cher pasteur, M. Louis Meyer. Celui-ci me mit la main dessus. Je suivis les réunions de la Société des Amis des pauvres qu'il présidait. Une lecture de la Bible, quelques courtes explications terminaient nos séances. « Qui t'a montré que tu étais nu ? »

C'est cette parole qui m'a ouvert les yeux sur mon âme. Je résolus alors d'abandonner la carrière des arts qui cependant m'offrait ses trésors, sa gloire. Mais l'heure n'était pas encore venue. Je devins trésorier de la Société. Un jour, une jeune fille, tenant un petit enfant dans ses bras, me remit un billet de notre président : « Donnez-lui bois, beurre, pain ». Je liai conversation avec la pauvre enfant. Pour toute réponse, au milieu des sanglots, j'obtins : « Si vous saviez ce que c'est que d'être une pauvre orpheline abandonnée à l'âge de 16 ans ! »

J'essayais, mais en vain, de reprendre mon piano, mon violoncelle. Ils ne rendaient que des sons discordants. J'avais devant les yeux et dans le cœur le spectacle de ces « deux enfants, ce cri de la mère « orpheline, abandonnée à 16 ans ». Une longue nuit d'insomnie me permit de faire l'opération et au matin je pus chanter le cantique :

Monde, ce qui t'enchante,
Biens, honneur, volupté,
N'est plus ce qui me tente :
Tout n'est que vanité !
Mon tout c'est Jésus-Christ ! [3]

Peu de jours après, piano, violoncelle, musique, tout fut vendu et je me consacrai au Saint Ministère ».


Dix ans plus tard, en 1848, la Famille était fondée : c'était la première pierre de l'édifice qui s'est élevé à Laforce.

« Que de fois depuis ce jour, écrit John Bost, je me suis rappelé ma chambre de la rue du Mont-Thabor, au 4e étage, où piano, violoncelle étaient entourés de pains, de fagots, de charbon, de beurre, d'œufs — un tableau à peindre par Hogarth — mais où l'orpheline de 16 ans avait pleuré la note qui a décidé la fondation de la Famille. » [4]


William Hogarth
William Hogarth



Un des hommes qui exercèrent sur John Bost une profonde action religieuse fut le professeur et pasteur Adolphe Monod qu'il appela, après Louis Meyer, son second conducteur spirituel et dont il suivit les cours à Montauban. C'est avec la fille d'Adolphe Monod, Mlle Marguerite Monod [5], devenue, en 1854, la femme du professeur Auguste Bouvier, de Genève, que John Bost entretint pendant de nombreuses années une correspondance suivie. J'ai eu le privilège de parcourir cette correspondance, qui débute avant l'année 1850 et qui ne s'est terminée qu'a la mort de l'écrivain, en 1881.

M. Bost se donne tout entier dans ses lettres : il parle à cœur ouvert à ses amis de Genève : souvent il écrit « Je mets mon cœur dans cette lettre ». Il décrit avec l'humour, l'esprit qui lui étaient propres toutes ses expériences, ses luttes, ses chagrins, ses soucis financiers, ses joies aussi. Et toujours, avec quelle foi, quel enthousiasme debordant, quelle consécration au service de son Maitre et de ses frères malheureux ! Quelle activité conquérante, entravée par une santé très délicate et de fréquentes maladies.

En 1861, le 7 mars, John Bost avait, lors d'un voyage à Genève, fondé dent cette ville la Société Adolphe ainsi nommée en souvenir d'Adolphe Monod, qui avait pour but de procurer des ressources aux Asiles et de leur attirer les sympathies des protestants. Des sociétés analogues furent fondées dans nombre de villes de France. Les dames de la Société Adolphe de Genève se réunissaient régulièrement, sous la présidence de Mme Bouvier-Monod, et confectionnaient des ouvrages qui étaient ensuite vendus au profit des Asiles. Et pendant que l'on travaillait ainsi, la présidente lisait les lettres que régulièrement John Bost envoyait à ses amies de Genève. Si j'en avais le temps, je vous lirais quelques-unes de ces lettres où éclatent à chaque ligne la foi profonde, l'enthousiasme de l'auteur.

Permettez-moi de courts extraits :

27 mars 1862.— Chères amies (ce titre serait-il trop familier ? alors remplacez-le par bonnes amies, pardon !), on murmurait à mes oreilles il y a peu de temps (c'était avant la fondation du quatrième asile, celui d'Ében-Hézer) : « Il faut être fou pour entreprendre une œuvre pareille ». Soit, mais il est écrit : « Que celui qui veut devenir sage se rende fou ». Je sens parfaitement qu'il me faut une mesure de foi plus qu'ordinaire pour me lancer dans une entreprise pareille. Mais que ferait le Seigneur à ma place ? Il disait des démoniaques : « Amenez-les-moi ». Je me rends bien compte aussi que cette nouvelle charge amènera de grandes dépenses. Hélas ! ma situation financière est déjà si triste ! J'aurais tant besoin d'être aidé vigoureusement pour sortir une fois de détresses. Il ne m'a jamais été possible de trouver les sommes nécessaires pour combler mes anciens déficits occasionnés par les frais d'installation, acquisitions de terres, de constructions. Mais je suis assuré que le Seigneur y pourvoira. J'ai presque le désir d'appeler notre nouvel asile Ében-Hézer.

4 février 1864.— À Mme Bouvier-Monod : Je ne me donnerai du repos qu'après avoir épuisé tous les moyens possibles et impossibles pour obtenir le nivellement de ma situation argentine. Votre bien-aimé père me disait un jour : « Cher ami, Dieu a fait en six jours les cieux et la terre. Il pourra bien vous procurer en trois mois les 4 500 francs qui vous sont nécessaires pour acheter la propriété de Béthesda ». Cette propriété, nous l'avons.

10 mars 1866.— Chère Société Adolphe, je ne voudrais ni vous inquiéter ni vous attrister, mais je dois, pour excuser le fond et la forme de cette pauvre lettre, vous dire qu'aujourd'hui une réunion de trois médecins m'ont condamné à un repos complet, à ne plus écrire surtout, et à ne plus parler. Vous aurez donc un infirme de plus à inscrire sur la liste des malheureux que vous aimez : je courbe la tête devant cette dispensation mystérieuse de Dieu... De grands changements vont s'opérer dans la direction de nos asiles. Jusqu'à ce jour, j'ai été chargé seul de la fondation et de la direction de nos œuvres. La charge est devenue trop lourde pour moi. Je vais constituer un Comité... Indépendamment du Comité, je vais avoir un secrétaire comptable qui a déjà fait en cette qualité un séjour de dix mois à Laforce. Toute la charge de la correspondance officielle, toutes les écritures, la comptabilité seront remises entre tes mains de cet homme si bien qualifié pour l'œuvre qu'il vient entreprendre. Je me réserverai la correspondance qui regarde le cœur... Mais hélas, il me faut construire une comptabilité avec logement pour mon secrétaire et sa famille. Laforce n'a pas une chambre à louer. Le devis, le plan sont faits et la comptabilité me coûtera de 9 à 10 000 francs..

Expirer à la tache ou prendre un comptable, c'est ainsi que se pose la question pour les amis qui connaissent Laforce et la santé de son pauvre serviteur. Pour vous, précieuses amies, la question sera-t-elle résolue ?

Cette comptabilité à construire, un déficit qui s'élève à 15 000 francs et tous les jours 250 personnes à entretenir, voilà au point de vue financier notre situation. Est-elle désespérée ? Pour le monde, oui... Pour un chrétien, pour des Sociétés Adolphe qui veulent continuer l'eouvre de leur Maître, cette situation est une épreuve. Mais le Seigneur est puissant et il ne nous fera pas défaut.

19 avril 1873.— Nous préparons de l'ouvrage pour votre vente. Tout le monde va travailler, moi excepté. Hier, dans un asile, on me disait : « Faites-vous voir et nous travaillerons beaucoup plus ». Alors, ce que je ferai, ce sera de me faire voir. Quel rôle à jouer quand on se tait vieux !

2 avril 1875.— Chère Madame Bouvier, j'ai eu la maladresse de me trouver épuisé et très souffrant ces derniers jours, sans pouvoir me livrer au moindre travail... Le Repos se termine et vous viendrez le 10 juin, D. v., assister à notre dédicace... Plaidez notre cause. Quelle année nous allons traverser ! Construction de Siloé, achèvement du Repos, ameublement du Repos. Ai-je peur ? Non ».


J'arrête ici ces citations, qu'il serait facile de prolonger...

Depuis John Bost, les Asiles de Laforce, de ce pays qu'on a si justement appelé « la terre de la charité », ont continué leur marche triomphante, parce qu'ils sont le triomphe vivant et merveilleux de l'amour qui se donne. Les asiles se sont développés, perfectionnés : aujourd'hui, ils reçoivent plus de 470 malades, dont une trentaine de Suisses : le budget annuel est de 700 000 francs. Et l'année 1922-23 s'est terminée sans déficit ! L'esprit du fondateur revit dans ses successeurs : esprit de foi, d'optimisme, de consécration, d'amour. Nous le retrouvons toujours le même, parce qu'il est celui du Christ, chez les membres du conseil, chez le directeur, chez tous les employés qui consacrent leur vie à soigner leurs frères. « La charité est une passion ou elle n'est rien », a dit Agénor de Gasparin [6]. Comme les Asiles John Bost prouvent la justesse de cette parole et quelle émouvante leçon ils donnent à ceux qui ont le privilège de les visiter !


J'ai assisté récemment à Vaumarcus (canton de Neuchâtel) à des conférences d'ordre religieux et social, données sous les auspices du département social romand des Unions chrétiennes de jeunes gens et de la Croix bleue. Chaque participant a été prié de se lever à son tour et de dire son nom, sa profession, son adresse. Un des assistants, qui ne pouvait pas se lever, se borna à faire suivre son nom de la mention « malade ». Ce simple mot prononcé dans cette salle de cours, la présence à ces réunions de cet homme qui n'a plus ni bras ni jambes, m'ont fait la plus profonde impression.

Savez-vous qui est Albert Froidevaux ? Il faut relire sa biographie, écrite par l'écrivain bien connu, Benjamin Vallotton [7]. Je lui emprunte les détails suivants :

« C'est un ancien soldat suisse, âgé aujourd'hui de 36 ans : il s'était engagé dans la légion étrangère. En 1910, il est victime au Tonkin d'un accident, en apparence insignifiant, mais qui eut pour lui les plus terribles conséquences. Il s'enfonce sous un ongle la pointe aiguë d'un bambou. La plaie s'envenime : le poison, l'infection se répand dans les membres, et il faut couper successivement les doigts, les deux mains, les deux bras, près des coudes, et les deux jambes. Froidevaux a été 47 fois sur la table d'opérations : il a souffert physiquement et moralement tout ce qu'il est possible de souffrir. Il a appris à écrire, grâce à un brassard de cuir fixé à son reste de bras et servant de porte-plume : et lorsqu'il s'est essayé, la première fois, au prix de combien d'efforts, à tracer quelques lettres, ses premiers mots ont été : « Jésus est mon Sauveur ».

Désormais, dit-il, ma profession, c'est la patience. Pendant une nuit de souffrances, il vit nettement une croix lumineuse dessinée sur la paroi : « Je demandai à Dieu, écrit son biographe, de me tirer de cette terrible situation, de se tenir près de moi dans mon abandon. Il le fit presque immédiatement parce que je l'avais demandé avec une foi inouïe, celle du noyé qui regarde l'homme qui pourrait lui tendre la main. La mort de Jésus sur la croix fut glorieuse et surtout lumineuse, puisqu'elle resplendit depuis ce moment sur la terre. Sans quoi est-ce qu'il y aurait encore des croyants ? Or, depuis deux mille ans, il y en a. »



Albert Froidevaux
Albert Froidevaux


Et Froidevaux vit, non seulement physiquement, mais surtout spirituellement, et il dit :

« C'est beau, la vie. Que je regarde en moi, ou autour de moi, je lis trois mots sans lesquels rien n'aurait de sens : Lumière, Amour, Espérance ».


Chers malades de Laforce, puissiez-vous, comme l'infirme dont je viens de parler, ne jamais perdre courage, mais entourés comme vous l'êtes de soins persévérants et affectueux, regarder toujours plus haut, en puisant dans l'amour du Sauveur, qui est le même hier, aujourd'hui et éternellement, la force, la joie, la paix, sans lesquels aucun de nous ne peut vivre ici-bas.

Adolphe des Gouttes
pasteur de Suisse
Les Asiles John Bost, Rapport annuel
(1924)

Notes :

1- Le pasteur Charles Bott est le gendre du pasteur Ernest Rayroux.

Ernest Rayroux est le premier successeur de John Bost à la direction des Asiles de La Force (de 1881 à 1908). À sa mort, en 1908, Charles Bott-Rayroux lui succède (de 1908 à 1926).

2- Voir Google livres : Grains de mil, poésies et pensées, Henri-Frédéric Amiel (1854)

Voir Wikipédia : Henri-Frédéric Amiel (1821-1881), écrivain genevois

3- Voir Google livres : Psaumes et cantiques à l'usage des assemblées chrétiennes

4- John Bost a écrit : « Mon cabinet aurait pu servir d'étude à Hogarth. Un grand piano, un violoncelle, un tas de musique, étaient entourés de fagots, de pains, de sucre, d'œufs destinés aux pauvres, entretenus par la Société. »

Voir : Asiles de Laforce, Notices historiques (manuscrit)

Voir Wikipédia : William Hogarth, peintre britannique du XVIIIe siècle.

5- Marguerite Monod est la sœur de Marie Monod, épouse d'Henry Morin : ce sont les filles d'Adolpe Monod.

Marguerite Monod-Bouvier présidait la société Adolphe de Genève et Mary Monod-Morin, celle de Paris.

6- Voir Musée virtuel du protestantisme : Agénor de Gasparin (1810-1871), fondateur de la Colonie agricole de Sainte-Foy (voir thèse de John Bost : notes)

En 1849, il fonde avec Frédéric Monod, le frère d'Adolphe Monod, l'Union des Églises évangéliques libres.

Voir Google livres : « La charité est une passion ou elle n'est rien », in La liberté morale, Agénor de Gasparin (1868), en 2 tomes : I & II

7- Patience !... Les mémoires du légionnaire Froidevaux, par Benjamin Vallotton (1922), Les conquêtes de la patience, par Albert Froidevaux (1932)

Jubilé cinquantenaire des Asiles de La Force (1848-1898)

Jubilé de la fondation des Asiles John-Bost par le pasteur Ernest Rayroux, directeur des Asiles

Discours du missionnaire François Coillard

Souvenirs par son frère Élisée Bost

Discours de Timothée Bost & Réponse aux frères Bost par Henri Couve

John Bost : index des documents

portraits de John Bost : photographies & gravures

Notice historique de la fondation des Asiles de Laforce par John Bost (1878)

Origines des Asiles de Laforce par John Bost (1878) texte manuscrit

L'Église chrétienne considérée comme Asile de la souffrance : thèse de John Bost présentée à la faculté de théologie de Montauban (1880)

Asiles de Laforce en 1878 : liste des bâtiments & résidents

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