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Leopold Negre
Mon enfance à Montpellier jusqu'à 18 ans
(1879-1897)



Après leur mariage en août 1878, mes parents étaient allés s'installer dans le petit village de Faugères, Hérault, où mon père avait accepté le poste de pasteur [1]. Leur bonheur devait être de courte durée. En mars 1879, mon père fut terrassé en deux jours par une affection aiguë dont la nature n'a pas été précisée, mais qui semble avoir été une mastoïdite ou une infection charbonneuse. Les médecins de Montpellier, accourus à son chevet ne purent rien faire pour le sauver. Ma mère n'avait pu qu'entrevoir pendant sept mois la vie de bonheur que cette union lui avait procurée. Ma grand-mère Nègre perdait, après son mari, son fils unique qui était son principal soutien.


Ma mère revint s'installer à Montpellier chez ses parents où je suis né trois mois après la mort de mon père, le 15 juin 1879.

Dans la grande maison du cours Gambetta, dont mes grands-parents occupaient le rez-de-chaussée, il y avait, au premier étage trois appartements : l'un était loué, le second était occupé par mon oncle Roger Leenhardt, le troisième sur le même pallier que ce dernier fut donné à ma mère qui s'y installa avec moi.

Mon oncle Roger qui avait eu deux fils, Charles et Daniel [2], venait de perdre sa femme d'une tuberculose foudroyante. Pendant ces premières années, nous avons, avec Charles et Daniel, été élevés ensemble comme des frères, ma mère s'occupant d'eux comme de moi.

Ma mère était seule, nous descendions prendre nos repas chez mes grands-parents. Elle ne se consolait pas de la brisure qui venait de se produire dans sa vie et j'essuyais plus souvent ses larmes que je n'avais ses sourires.

Mon grand-père, en dehors de sa vie de bureau pour son commerce de vins, s'occupait très activement de ses propriétés. Il s'y rendait deux ou trois fois par semaine au début de l'après-midi dans un magnifique équipage de deux chevaux conduits par son cocher. J'y allais régulièrement avec lui et je le suivais dans les terres avec le païre de la propriété. Je me sentais tellement attiré par l'agriculture que tout enfant, je me destinais à la vie champêtre et je dessinais à ma grand-mère Nègre la maison que j'y habiterais, comme je lui avais tracé le plan des Vautes lorsque mon grand-père l'avait acheté.

J'allais aussi souvent avec ma grand-mère au mas Chivaud [3] dans le landau tiré par la vieille jument blanche, Magnie, et, là ou chez elle, dans son appartement, j'entendais de sa bouche des récits sur mon grand-père Nègre ou sur mon père.

Mais alors que j'avais que j'avais sept ans un grand évènement se passa dans ma vie. Un jour ma mère me prit sur ses genoux et me demanda si je serais heureux d'avoir deux petites sœurs qui habiteraient et joueraient avec moi. Mon grand-oncle, le docteur René Leenhardt, avait présenté à la jeune veuve qu'était ma mère Mr Samuel Dautheville, d'une famille protestante originaire de l'Ardèche. Il était professeur à la faculté des sciences de Montpellier. Il enseignait alors l'astronomie. Il s'était marié avec Mlle Hélène Médard, de Lunel. Sa femme était mort en couches en laissant deux orphelines, Henriette et Suzanne ayant 2 et 3 ans de moins que moi.

Le lendemain, Mr Dautheville vint déjeuner chez mes grands-parents avec ses filles. Il me conduisit un jour à la tour de la Babotte [3] où était le télescope de la faculté et me montra une planète, Saturne et son anneau.

Je ne savais pas que Maman se remariait.

Un jour, ma grand-mère me prit chez elle, le matin de bonne heure. C'était le jour du remariage de ma mère. À 11 heures et demie, elle m'emmena en voiture au mas Chivaud.

En passant devant notre maison du cours Gambetta, je vis toutes les personnes qui revenaient de la chapelle protestante où avait eu lieu la bénédiction religieuse et entraient chez mes grands-parents Leenhardt pour le déjeuner qui la suivait, et je compris.

Mon grand-père installa le ménage Dautheville dans l'appartement du premier étage qui était loué jusqu'alors à des étrangers et qui était beaucoup plus grand que celui que nous occupions Maman et moi.

Les enfants naquirent rapidement. De trois que nous étions avec Henriette et Suzon, nous devînmes huit avec Thérèse, Marcel, Amélie, Jacques et Germaine. La tâche de Maman était rude. Henriette et Suzon lui donnaient beaucoup de peine. Papa l'aidait très peu dans la maison. Il travaillait toute la journée à ses mathématiques, enfermé dans son cabinet où il ne cessait de fumer sa pipe. Vers 5 heures, il sortait pour aller au Cercle où il retrouvait des amis avec lesquels il jouait aux cartes et buvait des bocks de bière. Lorsque nous entendions sa clé dans la serrure, vers 7 heures et demie, nous savions tout de suite, dès qu'il apparaissait dans l'antichambre, d'après l'aspect de sa physionomie s'il était de bonne ou de mauvaise humeur. Bien que très bon mari et doué d'un grand cœur, Papa (c'est ainsi que je me suis mis à l'appeler) avait des idées très arrêtées et était très violent et emporté. Maman courbait la tête et s'efforçait toujours d'arranger les choses.

Les enfants faisaient leurs devoirs le soir dans la salle à manger pour économiser les feux et la lumière qui était alors donnée par des lampes à pétrole. C'est là que j'ai appris à travailler dans le bruit et à faire tout seul l'effort nécessaire.

Rappelez vous mes chers petits-enfants que les années d'études sont autant, sinon plus, une affaire d'éducation que d'instruction. De même que le paysan prend l'habitude, penché sur le glèbe, de peiner sans cesse pour obtenir sa récolte, de même l'enfant et l'adolescent doivent, comme lui, éduquer leur volonté pour combattre leur apathie et apprendre et retenir tout ce qui doit meubler l'esprit.

Je peux vous dire par expérience que tout ce qu'on apprend très jeune est irrémédiablement fixé dans sa mémoire et retenu beaucoup plus facilement que ce qu'on apprend plus tard.

En travaillant régulièrement, on travaille facilement. Sans être le premier de ma classe, j'ai toujours été dans les dix premiers et je n'ai jamais échoué à un examen.

Toute ma vie depuis ma plus jeune enfance, j'ai eu l'habitude de récapituler dans le calme des vacances ce que j'avais fait au cours de l'année scolaire précédente au point de vue des nouvelles acquisitions dans mes connaissances et plus tard, de ma production scientifique. c'est le meilleur moyen de stimuler ses efforts et de combler ses lacunes.

Le travail doit devenir pour chacun de nous un besoin. L'homme inoccupé est un homme perdu. Mais chacun de nous a un tempérament et des aptitudes variables. Le devoir des parents est de discerner les goûts et les aptitudes de leurs enfants et de les orienter dans la voie où ils auront le plus de chances de réussir. L'enfant travaille souvent mieux dès qu'il est en âge d'avoir devant lui un but précis à atteindre.


Pour moi, le but était la ville agricole, bien que de nombreux séjours à Palavas m'aient souvent fait penser à l'attrait d'une carrière maritime. Mes après-midi de congé passés durant tout le cours de l'année dans les propriétés de mon grand-père et surtout les deux mois de vacances scolaires à Fontfroide [5], constituent les meilleurs souvenirs de mon enfance.

Mes grands-parents s'y transportaient au début de juillet mais leurs enfants et petits-enfants ne s'y installaient qu'à la fin des classes, dans les derniers jours de juillet.

Avec les enfants et petits-enfants de mes grands-parents et les domestiques, nous étions de trente à trente-cinq personnes. Les jeunes enfants avaient leur salle à manger particulière. Dans l'immense maison de Fontfroide, chaque famille avait ses chambres attitrées qu'elle retrouvait chaque année. Notre grand-père offrait ce séjour complet à ses enfants pendant les mois de vacances.

À part mon père, qui était universitaire et jouissait de trois mois de congé, mon grand-père, ses fils et ses gendres qui étaient dans les affaires allaient chaque jour en ville dans leurs voitures à chevaux respectives et rentraient le soir. Mes oncles partaient pour Montpellier dès le matin, mon grand-père passait la matinée à Fontfroide. Il l'employait à surveiller ses propriétés. Chaque matin même par les plus fortes chaleurs, il faisait à pied son tour dans les vignes. À onze heures moins le quart, il faisait sonner la cloche du déjeuner que nous prenions tous ensemble et il partait un peu avant midi en voiture pour son bureau. Je partais avec lui lorsque j'allais déjeuner à Montpellier chez ma grand-mère Nègre et il me ramenait le soir.

De midi à quatre heures, il y avait la règle absolue que tous les enfants restaient enfermés dans leurs chambres sous la surveillance de leurs mères ou de leurs institutrices. Les plus jeunes dormaient, les plus grands lisaient ou travaillaient. Nous préparions aussi des charades ou nous apprenions des pièces que nous jouions devant nos parents le soir après dîner dans le grand salon ou dans l'orangerie. (Dans les propriétés du midi, il y avait un bâtiment assez important qui était destiné à abriter der gelées de l'hiver les orangers et les citronniers cultivés dans de grands pots.)

La deuxième partie de l'après-midi comme la matinée était consacrée à nos jeux. Nous avions pour prendre nos ébats le grand parc de trois hectares et les bois de pins environnants. Chaque année nous ramassions à la ferme toutes les planches que nous pouvions trouver et nous faisions des maisons dans les arbres. Nous y avions toujours une provision de fruits. Nous faisions même un horrible cidre avec les pommes.

Les planches nous servaient également à confectionner des radeaux qui nous permettaient de naviguer sur les canaux au moyen de perches. Au grand désespoir de nos mères, les bains forcés n'étaient pas rares. Nous allions en prendre aussi volontairement dans la petite rivière de la Lironde qui borde le parc. Les plus grands d'entre nous arpentaient aussi les bois et les garrigues des environs. Dans les coins les plus escarpés, nous avions l'illusion que nous faisions l'ascension des hautes montagnes et nous nous attachions en cordée. Plus tard j'ai parcouru les mêmes bois et les mêmes garrigues en chasseur de lièvres, de lapins et de perdreaux, mais dès 21 ans j'ai cessé de chasser, trouvant après avoir lu les livres de Tolstoï que la chasse est un sport trop brutal.

Je ne me doutais pas à ce moment-là que je tuerais dans ma vie des milliers de lapins, de cobayes et de souris, mais uniquement dans un but scientifique pour trouver des méthodes capables d'alléger des souffrances humaines. Malgré cette excuse, je ne me suis jamais complètement résigné à ce geste que je faisais exécuter par un de mes aides. Mais le désir irrésistible de la recherche était plus fort que la pitié que j'éprouvais pour ces pauvres petites bêtes.


Parfois j'interrompais pendant quelques temps mon séjour à Fontfroide pour me rendre à Meyrueis dans la Lozère où mon oncle et ma tante Vincent recevaient ma grand-mère Nègre et parfois les Bourguet. J'y ai parcouru le Causse Méjean et le Causse noir et les pentes de l'Aigoual. Je me retrouvais chez moi en vrai Cévenol que j'étais.


C'est dans le parc et les bois de Fontfroide et dans les montagnes de la Lozère que j'ai appris avec mon cousin Charles Leenhardt à observer les insectes et les plantes et à les collectionner. Ainsi, sans m'en douter, je suis instinctivement passé de l'amour de la terre et de la nature au désir de déchiffrer toutes les énigmes qu'elle nous cache et de me consacrer à l'étude des sciences biologiques.

Le repas du soir fini, la bande des cousins allait s'allonger dans la grande prairie du parc de Fontfroide. Nos yeux restaient fixée sur la voûte céleste où scintillaient les étoiles. Je pensais à mon père qui avait contemplé ce même firmament quelques années auparavant assis dans ce même pré avec sa fiancée, et l'immensité du monde qui nous entoure et dépasse notre entendement me faisait balbutier les premières prières qui m'unissaient à Dieu, auteur de la création et aussi à ce père que je n'aurais jamais eu la joie de connaître ici-bas et qui avait consacré sa vie à Celui qui a fait toutes choses. Le dimanche, nous nous réunissions tous dans le grand salon et l'une des dames lisait des versets de la Bible, un court sermon et une prière.

Vers la fin de septembre, la nuit tombait à 6 heures. On commençait à se réunir au grand salon autour de la lampe allumée avant que les messieurs rentrent de la ville. On se pressait autour d'eux à leur descente des voitures avec leurs lanternes allumées pour avoir les dernières nouvelles.

Puis, c'était la rentrée en ville avec la reprise des classes. Il était dur de s'enfermer matin et soir au lycée alors que le mois d'octobre est souvent si beau dans le midi avec cependant une pointe de fraîcheur qui tempère les dernières ardeurs du soleil d'été. Avec quelle joie on reprenait le travail quotidien qui avait l'attrait de toutes les choses qui se sont laissées oublier pendant quelque temps.

Nous avons eu sous les yeux l'exemple d'un père qui a fait une très belle carrière scientifique. Devenu professeur de mécanique rationnelle, il a fait avec son ancien condisciple de l'École normale supérieure, le professeur Appel, un traité sur cette science qui est universellement connu.

Pendant les vingt dernières années de sa vie universitaire il a été le doyen de la faculté des sciences de Montpellier où il a rendu de très grands services comme administrateur consciencieux et avisé. Il est mort à 90 ans en pleine possession de ses facultés intellectuelles et continuant à faire des problèmes de mathématiques.

Ma chère mère était absorbée dans les soucis de son gros ménage et dans l'éducation de ses enfants. Elle se consacrait entièrement à eux, mon père s'en occupant peu. Mais avec tout ce qu'elle avait à faire, elle trouvait toujours le temps nécessaire pour visiter et aider un pauvre ou un malade et rendre service à chacun.

À côté de cette vie de travail dans le milieu universitaire où notre père nous faisait pénétrer, les plus beaux souvenirs qui me restent de mon enfance avec les étés à Fontfroide, sont ceux de notre vie de famille à Montpellier.

Mon grand-père Leenhardt était un magnifique patriarche à la chevelure et à la barbe blanche, plein de bon sens et de pondération. Ancien président du tribunal de commerce, président de la chambre de commerce, il avait voulu rester en dehors de la politique bien qu'on lui ait offert un poste de sénateur. Son installation, sa fortune lui permettaient de recevoir souvent ses nombreux enfants et petits-enfants. Chaque jeudi il y avait chez lui le dîner où nous étions tous conviés excepté les tout petits. Il y avait la grande et la petite table dans une pièce à côté de la salle à manger. Les repas étaient très soignés. Bien souvent, après le repas, mon grand-père conviait des membres de sa grande famille qui venaient passer la soirée avec leurs enfants les plus âgés. On faisait de la musique, des jeux ou des charades.

Mon oncle Charles Warnery [6] qui était très musicien avait formé avec un gland nombre de mes cousins un orchestre. Comme violoniste, je faisais régulièrement des trios avec mon oncle et ma tante Bourguet pour lesquels j'avais une grande affection et qui étaient de remarquables flûtiste et pianiste.

Souvent aussi des jeunes membres de la famille apprenaient des comédies et ils jouaient dans un salon.

Mon oncle Pierre Leenhardt donnait des soirées musicales avec un orchestre de professionnels.


Mais ce qui est resté encore plus gravé dans mon cœur, ce sont les fêtes de Noël avec l'arbre à la chapelle et celui à la maison, la veillée avec la messe de minuit, le soulier dans dans la cheminée et les fêtes du premier de l'an. La veille du 1er janvier nous nous réunissions à cinq heures dans l'appartement de notre grand-père. Les parents s'enfermaient dans le grand salon et préparaient une table pour chaque enfant où étaient déposés les cadeaux que nous offraient nos parents, nos oncles et tantes.

Quand tout était prêt, on ouvrait à deux battants la porte et nous nous précipitions dans le salon vers nos tables et on entendait les exclamations que nous poussions. Quand chacun avait rangé et ramassé ses richesses, nous défilions les uns après les autres, en commençant par le plus petit, devant notre grand-père assis dans un grand fauteuil près du feu de la cheminée, nous récitions un compliment ou une fable. À chacun de nous notre grand-père remettait un louis d'or qu'il enfonçait dans un gâteau, les galichoux.

On passait ensuite à table et après dîner il y avait une grande soirée de famille jusqu'à minuit passé. Quand l'horloge sonnait les douze coups, les plus jeunes montaient sur des chaises et sautaient dans l'année puis c'était une embrassade générale.

Je parle surtout de mon grand-père, parce qui ma grand-mère Leenhardt était morte quand j'avais 9 ans.

Après sa mort, tous les enfants de mon grand-père avaient pris pour l'entourer la touchante habitude de se réunir chez lui le dimanche après-midi.

Vers deux heures, le patriarche partait à pied avec cette nombreuse famille qui lui faisait tout un cortège et on allait visiter quelque site ou quelque propriété des environs de Montpellier.


Malgré la douceur de cette vie de famille et les souvenirs inoubliables qu'elle m'a laissés, j'avais déjà, vers 16 ou 17 ans, le sentiment qu'il me faudrait pour arriver à mon plein développement sortir un jour de ce cercle un peu étroit et fermé.

Je n'entrevoyais pas cependant une vie possible sans le soleil méridional et mes chères garrigues avec leur odeur de thym et de lavande et la mer bleue se profilant à l'horizon. Enfin arriva l'année de la première partie du baccalauréat qui coïncidait avec celle de ma réception dans l'Église et ma première communion. Elle fut marquée par une grave fièvre typhoïde qui commença le 15 décembre et me permit de me rétablir qu'en mars. Mon médecin, le docteur René Leenhardt, m'empêcha de reprendre le lycée. Je me mis au travail tout seul, n'ayant que deux répétitions par semaine de français et de latin avec mon professeur de lycée, et je fus reçu.

Je fis ma première communion avec toute la foi que m'avait donnée le souvenir de mon père et l'exemple de ma mère. Mais le pasteur Teule, ancien ami de mon père à Montauban, avait des idées si étroites qu'en réfléchissant, au cours de ma classe de philosophie, à tout ce qu'il m'avait enseigné, j'en fus très ébranlé.

Pendant trois ou quatre ans j'ai cherché, puis j'ai compris que la religion n'était pas l'acceptation de tel ou tel dogme, mais surtout le don complet de son cœur à Dieu, la foi en Jésus-Christ venu pour nous sauver et l'accomplissement du commandement qu'il nous a laissé :

« Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé. »

Il est plus important de mettre sa vie en rapport avec les principes chrétiens que nous impose notre foi que d'ergoter sur la théologie.

À la fin de ma philosophie, je m'étais décidé à faire de l'agriculture et à préparer pour cela le concours de l'Institut national agronomique.

Ma famille décida de me mettre dans un lycée de Paris, le lycée Saint-Louis, qui avait une classe préparatoire à ce concours alors que celui de Montpellier n'en possédait pas.

Léopold Nègre
suite : Mes études à Paris

Notes :

1- Faugères se situe à 26 km au nord de Béziers. Voir carte IGN & site de la commune de Faugères et ses temples.

2- Charles Leenhardt (1877-1920) avait deux ans de plus que Léopold Nègre, il deviendra professeur de professeur de physique chimie à Montpellier (voir portrait), et Daniel Leenhardt (1880-1945) sont les fils de Roger Leenhardt (1845-1898), frère de Suzanne Leenhardt (1856-1921).

3- Son grand-père, Auguste Nègre, époux d'Adèle Vincent, avait acheté une propriété, le mas Chivaud, près de Celleneuve, une ancienne commune rattachée à Montpellier en 1794 (située à l'ouest, près de Juvignac). Il ne subiste qu'une rue du Clos Chivaud (voir carte Google).

4- Sa mère, Suzanne Leenhardt, épouse en seconde noces Samuel Dautheville le 9 juin 1887. Famille originaire de l'Ardèche, c'est une variante du nom d'Hauteville.

Voir Montpellier histoire & photos : la tour de la Babotte

5- La propriété Charles Leenhardt, à Fontfroide-le-Bas se situe sur la commune de Saint-Clément, à 8 kilomètres du centre de Montpellier, au nord : voir carte IGN

6- Charles Warnery (1858-1942) est l'époux de Marthe Leenhardt (1862-1947), la sœur de Suzanne Leenhardt (1856-1921).

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