










• Historique du 70e régiment d'infanterie (1914-1918)
Georges Bravard est ensuite capitaine au 120e régiment d'infanterie, chevalier de la Légion d'honneur en 1920.
• Historique du 120e régiment d'infanterie pendant la guerre 1914-1918 (1932)
• Léonore (base de données de la Légion d'honneur) : dossier de Georges Bravard
Georges Bravard est directeur du théâtre de la Gaîté Lyrique (1919-1936). C'était alors une salle de spectacles consacrées aux opérettes.
En octobre 1919, le Théâtre lyrique municipal de la Gaîté rouvrait ses portes sous la direction de l'auteur dramatique Gabriel Trarieux et Georges Bravard.
La première pièce jouée est La Belle Hélène de Jacques Offenbach, avec Marguerite Carré, Fernand Francell, Max Dearly.
Georges Bravard est le seul directeur à partir de juillet 1926. Confronté à des difficultés financières, il créée une coopérative, les Compagnons de l'opérette, en 1936, dont il devient président. Mais les pertes financières ne permettent pas de continuer. L'Orloff (ou Le prince Alex) semble être la dernière opérette jouée sous sa présidence, en 1938.
En juin 1941, Jacques de Lesdain, collaborateur, organise au Grand Palais une exposition de propagande, La France européenne. Il aménage le théâtre du Grand Palais et fait appel à Georges Bravard pour adapter Manfred, de Robert Schumann, d'après un poème de Lord Byron, à partir d'octobre 1941. Jacques de Lesdain sera condamné à mort par coutumace en 1950.
Le théâtre de la Gaîté Lyrique était situé square des Arts et Métiers, Paris, IIIe
(aujourd'hui : square Émile Chautemps, voir Google Map)
• Encyclopédie multimédia de la comédie musicale théâtrale en France : la Gaîté Lyrique
• Malvina, programme de la saison 1934-1935
• Wikipédia : Gaîté Lyrique
• Gaîté Lyrique (devenu en 2011 un espace destiné aux arts numériques)
• La Presse illustrée (1840-1950) histoire & collection : La France européenne, blog de Jean-Paul Perrin
• extrait des Mémoires de Jacques de Lesdain consacré à La France européenne
Parmi ceux qui, depuis la guerre, attendaient la juste récompense de leur mérite… militaire, se trouvait M. Georges Bravard. Le co-directeur de la Gaité-Lyrique est actuellement à Biarritz et il aura la bonne surprise de voir qu'on n'avait pas tout à fait oublié, en haut lieu, le bon officier d'infanterie qu'il fut en Artois, en Argonne, en Champagne, etc.
Il est, en effet, compris dans la grande promotion qui a paru hier au Journal officiel. Nous savions déjà qu'il était parti sous-lieutenant et revenu capitaine, qu'il avait été blessé, qu'il avait obtenu quatre citations.
Nous possédions la première de ces citations que nous reproduisons ici :
« Ordre n° 102 de la 36e division, du 17 octobre 1916.
Très belle attitude au feu, le 8 septembre 1915, comme commandant de la 2e compagnie du 70e régiment d'infanterie. A manifesté les plus belles qualités de mépris du danger et d'énergie en se prodiguant auprès de ses hommes qu'il a su maintenir sous un bombardement très intense, et malgré de lourdes pertes. A été sérieusement blessé par l'éclatement d'une torpille ennemie de gros calibre. »
Nous sommes donc heureux de le voir figurer parmi ceux envers qui l'on s'acquitte enfin d'une dette nationale de gratitude. M. Georges Bravard est un « sympathique » et un énergique. Sa nomination au grade de chevalier de la Légion d'Honneur sera accueillie avec joie de ses nombreux amis.
Comœdia
(5 septembre 1920)
dessin paru dans Comœdia
(5 janvier 1923)
Georges Bravard, qui préside aux destinées de la Gaîté-Lyrique, est peut-être le plus sportif de nos directeurs de théâtre. On a pu le voir, récemment, au Vél' d'Hiv', suivant avec passion la course des Six Jours, venant là quotidiennement, à n'importe quelle heure.
Georges Bravard n'est pas un simple amateur.
À 9 ans, il s'adonnait déjà au cyclisme et à l'équitation ; à dix ans, il pratiquait l'escrime et la natation. Quelques années plus tard, son doctorat en droit terminé, il ne rêvait que match et performance. Il prenait part à des épreuves de course à pied et fut un fervent du rugby. Avons-nous dit qu'il avait, à des concours de gymnastique, entre lycées et écoles, remporté de nombreuses médailles ?
Le ballon sphérique l'enchanta. Pendant la guerre, il fit de l'aviation, comme observateur. Actuellement, il est en passe de devenir un as du volant.
L'Intransigeant
(27 avril 1924)
croquis de Cabrol,
L'Intransigeant
→ Ernest Bravard, son père
→ François Schultz, le grand-père de sa mère, Anna Briel
→ Germaine Reydellet, son épouse