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Thresor de la langue françoyse

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français de la Renaissance > Jean Nicot
langue française



Le Thresor de la langue françoyse, tant ancienne que moderne, publié en 1606, est le premier dictionnaire de langue française, c'est à dire avec des définitions (hors dictionnaire bilingue). Chaque mot est aussi traduit dans le latin de l'époque, qui était la langue internationale et permet ainsi aux étrangers de connaître le sens d'un mot.

Dictionnaire

Atilf : recherche par mot :


Thresor de la langue françoyse tant ancienne que moderne (1606) ou Gallica

Dictionaire françois-latin auquel les mots François, avec les manieres d'user d'iceulx, sont tournez en Latin, par Jacques Dupuys, revu et augmenté par Jean Nicot (1573) ou Gallica


Éch Thresor pi ch'picard : le picard dans le dictionnaire de Jean Nicot

Trésor de la langue française Nicot
Études

études sur la langue française, par Russon Wooldridge, University of Toronto

Jean Nicot : présentation du Thresor de la langue françoyse

les sources du Thresor

les graphies du Thresor de la langue françoyse

Le vocabulaire du bâtiment chez Nicot : quelques datations, in Revue de linguistique romane (1985)

Les débuts de la lexicographie française : Estienne, Nicot et le Thresor de la langue françoyse (1997)

Encore quelques trouvailles dans Nicot par Nina Catach & Odette Mettas, in Revue de linguistique romane (1972)

Hasard et littérature dans les Essais et au XVIe siècle : de la « rencontre », par Olivier Guerrier, in Revue italienne d'études françaises (2018)

Qui, que, quoy dans Le Thresor de la langue françoyse de Jean Nicot et L'Acheminement de Jean Masset, par Roger Bellon, in Langue française (2003)

timbre Jean Nicot
Jean Nicot et la nicotine
Jean Nicot est ambassadeur au Portugal en 1559, sous le règne de François II. Même si le tabac était connu déjà en France depuis la première partie du XVIe siècle, Jean Nicot la fit connaître à la Cour de France. Catherine de Médicis, l'épouse d'Henri II et mère de trois rois de France, l'adopte, soulagée de guérir ses "migraines". Cette herbe d'Inde, on l'appelle alors l'herbe à Nicot ou herba nicotiana, puis nicotiane.

Cependant, le terme le plus utilisé pour désigner cette plante, c'est le tabac, mot d'origine amérindienne. La plante mesure entre 1,50 à 2 mètres. On sèche ses grandes feuilles pour fabriquer du tabac. En botanique, la plante porte le nom de nicotiana tabacum.

Voici ce qu'en dit Sganarelle dans le Don Juan de Molière :

Quoi que puisse dire Aristote, et toute la philosophie, il n'est rien d'égal au tabac, c'est la passion des honnêtes gens ; et qui vit sans tabac, n'est pas digne de vivre ; non seulement il réjouit, et purge les cerveaux humains, mais encore il instruit les âmes à la vertu, et l'on apprend avec lui à devenir honnête homme.

Au début du XIXe siècle, on identifie la substance de ces feuilles (un alcaloïde) à laquelle on donne le nom de nicotine.

Au XXe siècle, on découvre l'effet néfaste de la nicotine.


Dans son dictionnaire, Émile Littré, écrit :

nicotiné : chargé de vapeurs de tabac, de nicotine. Les milieux nicotisés ne sont pas sains.
nicotique : qui appartient au tabac. Les accidents nicotiques.


Jean Nicot est originaire de Nîmes. Son nom est à rattaché au provençal nicou, de la même famille que niais. (Frédéric Mistral, Trésor du Félibrige)

Jean Nicot, ambassadeur de France au Portugal : un diplomate humaniste, par Luis de Matos, in Littératures (1952)

Jean Nicot, ambassadeur de France en Portugal au XVIe siècle : bibliographie & correspondance, par Edmond Falgairolle (1897)

Jean Nicot et sa famille par Edmond Michel (1897)

tabac

Nicotiana tabacum dans l'herbier de Linné

Nicotiana tabacum : dessin in Flora von Deutschland d'Otto Wilhelm Thomé

Historique du tabagisme par Robert Molimard (2000)

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Xavier Nègre   © Lexilogos 2002-2024