nouveau
Lexilogos
Prononciation de l'allemand
recherche
allemand > prononciation



phonétique de l'allemand (audio)

Les sons allemands par Paul Menzerath (1927) (Archives de la parole)

Deux erreurs à ne pas commettre
L'allemand ne présente aucune difficulté pour un Français, même si certains sons n'existent pas en français : c'est le cas du h aspiré (comme en anglais) et du ch qui ne se prononce jamais comme en français. C'est d'ailleurs la principale erreur de prononciation que les Allemands reprochent aux français, et pourtant, c'est très facile de prononcer le ch allemand !


En règle générale, toutes les lettres se prononcent, même le -e final.
Bitte ! (s'il te/vous plaît) ne se prononce pas comme le français "bitte" ! En français il est muet : [bit'], en allemand il se prononce, sans pour autant mettre l'accent dessus : on ne dit pas [biteu]. L'allemand possède un accent tonique, placé en général sur l'avant-dernière syllabe, comme l'italien ou l'espagnol. La dernière syllabe est donc moins accentuée que la précedente, tout en étant plus accentuée que le français qui est muet. Ainsi, bitte se prononce en mettant l'accent sur la première syllabe : [bi-te].

Voilà ce qui amuse les Allemands, quand un Français dit :
ich liebe dich (je t'aime), il prononce : "isch libeu disch"
1°) le ch allemand ne se prononce pas comme en français : seules les lettres sch se prononcent [ch] : Tisch, table, se prononce comme niche. Le ch allemand est un son intermédiaire entre le h aspiré et le sch : en français, la langue se trouve en avant de la cavité bucale, elle est plus en arrière en allemand.
2°) le -e final se prononce comme le français "je" et non comme "jeu", ce qui évident quand on accentue bien l'avant-dernière syllabe, d'autant plus que dans cet exemple, le i est une voyelle longue.

Particularités de l'allemand
- en général, toutes les lettres se prononcent
- les liaisons ne se prononcent pas
- les noms communs ont toujours une majuscule
- les noms peuvent être composés
Umlaut
Une voyelle possédant un tréma est un Umlaut (infléchi ; composé de Laut (son) : qui a subi une inflexion, qui a changé de son). Ce sont les imprimeurs qui, pour gagner de la place, ont décidé d'écrire la lettre e au-dessus des voyelles a, o, u. Par simplification, cette lettre est devenue un signe composé de deux point : le tréma.
ä, ö, ü remplacent ae, oe, ue

Lorsqu'il est impossible d'écrire ces trémas (contraintes techniques), ils sont remplacés par la lettre e : München (Munich) s'écrit alors Muenchen.

Certains noms propres ont conservé l'ancienne graphie : on écrit Goethe (et non Göthe, ou même, si l'on suit l'évolution de l'orthographe des noms communs : Göte)

Prononciation des voyelles
L'allemand possède des voyelles longues et des voyelles brèves (comme en anglais et en néerlandais). En général, elles sont longues : il faut donc insister sur la voyelle, comme en français, lorsque l'on dit on dit : ah! (le h indique un allongement de la voyelle). C'est exactement comme l'anglais "car" (voiture). En français, les voyelles sont presque toujours brèves.

Les voyelles sont brèves quand elles sont suivies de deux consonnes.
> kommen (venir) : le o est bref, comme si on devait économiser son souffle pour prononcer les consonnes.

L'allemand distingue donc bitten (prier) avec un i bref, de bieten (offrir, proposer) avec un i long.

Pour résumer, quand la voyelle est suivie d'une seule consonne, elle est longue. Quand la voyelle est suivie de plusieurs consonnes, elle est brève.

D'autre part, quand la voyelle est suivie d'un h (placé en fin de syllabe), la voyelle est longue comme le français "ah!".
> Kuh (vache) se prononce avec un u long et non comme le français "cou", le pluriel s'écrit Kühe et se prononce [cu-e].




allemand français  
a [a]  
ai [aï] comme "ail"
au [aou] Baum (arbre) (prononcé assez rapidement, sans exagérer a-ou)
ä [è]  
äu [oï]  
e [é]

si elle est longue
  [è] si elle est brève (c'est à dire suivi de deux consonnes)
  [e] syllabe non accentuée, comme le pronom "je"
(en général la dernière syllabe et la première syllabe pour un mot de plus de trois syllabes)
biete (s'il vous plaît) se prononce comme comme "je" et non comme "jeu",
Schneider (tailleur) ne se prononce pas "schnèdèr",
gerade (précisément) : les deux syllabes comprenant e ne sont pas accentuées.
ee [é:] See (au féminin : mer, au masculin : lac)
ei [aï] Papagei (perroquet)
eu [oï] Europa, Sigmund Freud
i [i] bitten (prier)
ie [i:] bieten (offrir, proposer)
o [o]  
ö [eu] Öl (huile) comme "jeu"
u [ou] Drucker (imprimeur), Martin Luther
ü [u] Kühe (vache)
y [u] Myhrre se prononce "mure"
Prononciation des consonnes
Les consonnes b, d, f, k, l, m, n, p, r, t, x se prononcent comme en français.

Il n'y a pas de nasales en allemand (les sons an, on, in, un n'existent pas : les allemands ont d'ailleurs du mal à les prononcer : demandez-leur de dire 555!)
> Berlin se prononce "berline", Martin se prononce "Martine".

Le n, le l et le t se prononcent toujours comme un n, un l ou un t.
> Wagner (charon), jamais comme "montagne", Brille (lunettes) jamais avec un y comme "brille", Demokratie jamais avec un s comme le français démocratie.


En fin de mot, les lettres b, d, g ont tendance à se prononcer p, t, k.
> Land (pays, région), Weg (chemin) (à l'exception du -ig qui se prononce comme ich) zwanzig (vingt).

L'allemand connaît une 27ème lettre : le ß appelé "ess-tsett", il remplace, dans certains cas le double s. Cette lettre est une minuscule et n'apparaît pas en majuscules :
> Straßburg (Strasbourg) et STRASSBURG (c'est le fort (Burg) de la route (Straße) : la ville était située sur un croisement de deux grandes voies gallo-romaines : l'une (nord-sud) qui longeait le Rhin, l'autre (est-ouest) qui venait de Reims et Metz puis franchissait le Rhin).




allemand français  
c   en général, cette lettre est rare (l'allemand emploie la lettre k à la place), elle fait partie d'un groupe ch, sch ou bien ck.
quand on la rencontre isolée, c'est dans un mot d'origine étrangère. Et la prononciation est donc liée à son origine. La lettre de l'alphabet se prononce [tzé]
ch   Le ch allemand se prononce exactement comme le χ grec.
-ch doux (i, e, eu, ei, äu + ch, consonne + ch). Ce son est entre le h aspiré et le sch, ex. ich (je), München (Munich)
-ch dur (o, a, au + ch) se prononce comme la jota espagnole. C'est comme un r qui vient du fond de la gorge.
ach so ! (ah bon !) Bach (ruisseau) : le nom du musicien ne se prononce pas comme le bac ! Attention : le pluriel Bäche (ruisseaux) est doux !
chs [ks] sechs (six, 6) se prononce comme Sex (sexe)
g [g] toujours dur (il n'est jamais prononcé comme le son [j] français) Gerhard (Gérard, attention au h qui se prononce!) la première syllabe se prononce comme "gué"
En fin de mot, -ig se prononce comme ich. (cf. ch doux) Ludwig (Louis)
h   h aspiré (comme en anglais) hart (difficile) cf. anglais hard
j [y] ja (oui) cf. l'anglais yes.
l   l ne se prononce jamais comme y. Brille (lunettes) ne se prononce pas comme le français "brille" et garde le son l.
ng
nk
  se prononce comme le -ng de parking. Le g ne se prononce pas (comme dans parking), le k se prononce : c'est donc le même son -ng + k. ex. Danke! (merci)
qu [kv] Quelle (source)
s [z] (devant une voyelle) sauf devant p ou t : Sonne (soleil)
[s] en fin de syllabe
sp [chp]
spitz (pointu) Spitzbergen (Spitzberg : montagne pointue)
st [cht] (comme le chtimi), ex. Albert Einstein. Quand le groupe st fait partie d'un mot composé, il conserve sa prononciation d'origine : Bundestag (parlement, litt. diète fédérale) est composé de Bundes+Tag : il se prononce donc [st] et non [cht]
ß [ss] (ß est une minuscule, en lettres majuscules, il s'écrit toujours SS) Straße (rue)
sch [ch] Tisch (table) se prononce comme niche
v [f] Volk (peuple), cf. l'anglais folk
w [v] Wagen (voiture) qui a donné wagon, Biwak (bivouac)
z [ts] Mozart (attention au t qui se prononce !)
-> langue allemande : dictionnaire & grammaire

-> clavier allemand pour écrire les lettres avec accent

-> prononciation du néerlandais - italien