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Vie de Jésus par Ernest Renan |
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Chapitre XVI Miracles |
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Deux moyens de preuve, les miracles et l'accomplissement des prophéties,
pouvaient seuls, d'après l'opinion des contemporains de Jésus, établir
une mission surnaturelle. Jésus et surtout ses disciples employèrent
ces deux procédés de démonstration avec une parfaite
bonne foi. Depuis longtemps Jésus était convaincu que
les prophètes n'avaient écrit qu'en vue de lui. Il se
retrouvait dans leurs oracles sacrés ; il s'envisageait comme
le miroir où tout l'esprit prophétique d'Israël
avait lu l'avenir. L'école chrétienne, peut-être
du vivant même de son fondateur, chercha a prouver que Jésus
répondait parfaitement à tout ce que les prophètes
avaient prédit du Messie [1].
Dans beaucoup de cas, ces rapprochements étaient tout extérieurs
et sont pour nous à peine saisissables. C'étaient le
plus souvent des circonstances fortuites ou insignifiantes de la vie
du maître qui rappelaient aux disciples certains passages des
Psaumes et des prophètes, où, par suite de leur constante
préoccupation, ils voyaient des images de lui [2].
L'exégèse du temps consistait ainsi presque toute en
jeux de mots, en citations amenées d'une façon artificielle
et arbitraire. La synagogue n'avait pas une liste officiellement arrêtée
des passages qui se rapportaient au règne futur. Les applications
messianiques étaient libres, et constituaient des artifices
de style bien plutôt qu'une sérieuse argumentation. Quant aux miracles, ils passaient,
à cette époque, pour la marque indispensable du divin et
pour le signe des vocations prophétiques. Les légendes d'Élie
et d'Élisée en étaient pleines. Il était reçu
que le Messie en ferait beaucoup [3].
A quelques lieues de Jésus, à Samarie, un magicien nommé
Simon se créait par ses prestiges un rôle presque divin [4]. Plus tard, quand on voulut fonder la vogue
d'Apollonius de Tyane et prouver que sa vie avait été le
voyage d'un dieu sur la terre, on ne crut pouvoir y réussir qu'en
inventant pour lui un vaste cycle de miracles [5]. Les philosophes alexandrins eux-mêmes,
Plotin et les autres, sont censés en avoir fait [6].
Jésus dut donc choisir entre ces deux partis, ou renoncer à
sa mission, ou devenir thaumaturge. Il faut se rappeler que toute l'antiquité,
à l'exception des grandes écoles scientifiques de la Grèce
et de leurs adeptes romains, admettait le miracle ; que Jésus, non
seulement y croyait, mais n'avait pas la moindre idée d'un ordre
naturel réglé par des lois. Ses connaissances sur ce point
n'étaient nullement supérieures à celles de ses contemporains.
Bien plus, une de ses opinions le plus profondément enracinées
était qu'avec la foi et la prière l'homme a tout pouvoir
sur la nature [7]. La faculté de faire des miracles passait
pour une licence régulièrement départie par Dieu
aux hommes [8], et
n'avait rien qui surprît. La différence des temps a changé en quelque chose de
très blessant pour nous ce qui fit la puissance du grand fondateur,
et si jamais le culte de Jésus s'affaiblit dans l'humanité,
ce sera justement à cause des actes qui ont fait croire en
lui. La critique n'éprouve devant ces sortes de phénomènes
historiques aucun embarras. Un thaumaturge de nos jours, à moins
d'une naïveté extrême, comme cela a eu lieu chez
certaines stigmatisées de l'Allemagne, est odieux ; car il fait
des miracles sans y croire ; il est un charlatan. Mais prenons un François
d'Assise, la question est déjà toute changée ;
le cycle miraculeux de la naissance de l'ordre de saint François,
loin de nous choquer, nous cause un véritable plaisir. Les
fondateurs du christianisme vivaient dans un état de poétique
ignorance au moins aussi complet que sainte Claire et les tres
socii. Ils trouvaient tout simple que leur maître eût
des entrevues avec Moïse et Élie, qu'il commandât
aux éléments, qu'il guérît les malades.
Il faut se rappeler, d'ailleurs, que toute idée perd quelque
chose de sa pureté dès qu'elle aspire à se réaliser.
On ne réussit jamais sans que la délicatesse de l'âme éprouve
quelques froissements. Telle est la faiblesse de l'esprit humain que
les meilleures causes ne sont gagnées d'ordinaire que par de
mauvaises raisons. Les démonstrations des apologistes primitifs
du christianisme reposent sur de très pauvres arguments. Moïse,
Christophe Colomb, Mahomet, n'ont triomphé des obstacles qu'en
tenant compte chaque jour de la faiblesse des hommes et en ne donnant
pas toujours les vraies raisons de la vérité. Il est
probable que l'entourage de Jésus était plus frappé de
ses miracles que de ses prédications si profondément
divines. Ajoutons que sans doute la renommée populaire, avant
et après la mort de Jésus, exagéra énormément
le nombre de faits de ce genre. Les types des miracles évangéliques,
en effet, n'offrent pas beaucoup de variété ; ils se
répètent les uns les autres et semblent calqués
sur un très petit nombre de modèles, accommodés
au goût du pays. Il est impossible, parmi les récits miraculeux dont les évangiles
renferment la fatigante énumération, de distinguer les
miracles qui ont été prêtés à Jésus
par l'opinion de ceux où il a consenti à jouer un rôle
actif. Il est impossible surtout de savoir si les circonstances choquantes
d'efforts, de frémissements, et autres traits sentant la jonglerie [9], sont bien historiques,
ou s'ils sont le fruit de la croyance des rédacteurs, fortement
préoccupés de théurgie, et vivant, sous ce rapport,
dans un monde analogue à celui des «spirites» de
nos jours [10]. Presque tous les miracles
que Jésus crut exécuter paraissent avoir été des
miracles de guérison. La médecine était a cette époque
en Judée ce qu'elle est encore aujourd'hui en Orient, c'est-à-dire
nullement scientifique, absolument livrée à l'inspiration
individuelle. La médecine scientifique, fondée depuis
cinq siècles par la Grèce, était, à l'époque
de Jésus, inconnue des Juifs de Palestine. Dans un tel état
de connaissances, la présence d'un homme supérieur,
traitant le malade avec douceur, et lui donnant par quelques signes
sensibles l'assurance de son rétablissement, est souvent un
remède décisif. Qui oserait dire que dans beaucoup de
cas, et en dehors des lésions tout a fait caractérisées,
le contact d'une personne exquise ne vaut pas les ressources de la
pharmacie ? Le plaisir de la voir guérit. Elle donne ce qu'elle
peut, un sourire, une espérance, et cela n'est pas vain. Jésus, pas plus que ses compatriotes, n'avait l'idée
d'une science médicale rationnelle ; il croyait avec tout le
monde que la guérison devait s'opérer par des pratiques
religieuses, et une telle croyance était parfaitement conséquente.
Du moment qu'on regardait la maladie comme la punition d'un péché [11],
ou comme le fait d'un démon [12],
nullement comme le résultat de causes physiques, le meilleur
médecin était le saint homme, qui avait du pouvoir dans
l'ordre surnaturel. Guérir était considéré comme
une chose morale ; Jésus, qui sentait sa force morale, devait
se croire spécialement doué pour guérir. Convaincu
que l'attouchement de sa robe [13],
l'imposition de ses mains [14],
faisaient du bien aux malades, il aurait été dur, s'il
avait refusé à ceux qui souffraient un soulagement qu'il était
en son pouvoir de leur accorder. La guérison des malades était
considérée comme un des signes du royaume de Dieu, et
toujours associée à l'émancipation des pauvres [15]. L'une et l'autre étaient
les signes de la grande révolution qui devait aboutir au redressement
de toutes les infirmités. Un des genres de guérison
que Jésus opère le plus souvent est l'exorcisme, ou l'expulsion
des démons. Une facilité étrange à croire
aux démons régnait dans tous les esprits. C'était
une opinion universelle, non seulement en Judée, mais dans le monde
entier, que les démons s'emparent du corps de certaines personnes
et les font agir contrairement à leur volonté. Un div
persan, plusieurs fois nommé dans l'Avesta [16], Aeschma-daëva, «le div de
la concupiscence» adopté par les Juifs sous le nom d'Asmodée
[17], devint la cause
de tous les troubles hystériques chez les femmes [18].
L'épilepsie, les maladies mentales et nerveuses [19], où le patient semble ne plus s'appartenir,
les infirmités dont la cause n'est pas apparente, comme la surdité,
le mutisme [20], étaient expliquées de la même
manière. L'admirable traité «De la maladie sacrée»
d'Hippocrate, qui posa, quatre siècles et demi avant Jésus,
les vrais principes de la médecine sur ce sujet, n'avait point
banni du monde une pareille erreur. On supposait qu'il y avait des procédés
plus ou moins efficaces pour chasser les démons ; l'état
d'exorciste était une profession régulière comme
celle de médecin [21]. Il n'est pas douteux que Jésus n'ait
eu de son vivant la réputation de posséder les derniers
secrets de cet art [22]. Il y avait alors beaucoup de fous en Judée,
sans doute par suite de la grande exaltation des esprits. Ces fous, qu'on
laissait errer, comme cela a lieu encore aujourd'hui dans les mêmes
régions, habitaient les grottes sépulcrales abandonnées,
retraite ordinaire des vagabonds. Jésus avait beaucoup de prise
sur ces malheureux [23]. On racontait au sujet de ses cures mille histoires
singulières, où toute la crédulité du temps
se donnait carrière. Mais ici encore il ne faut pas s'exagérer
les difficultés. Les désordres qu'on expliquait par des
possessions étaient souvent fort légers. De nos jours, en
Syrie, on regarde comme fous ou possédés d'un démon
(ces deux idées n'en font qu'une, medjnoun [24]) des gens qui ont seulement quelque bizarrerie.
Une douce parole suffit souvent dans ce cas pour chasser le démon.
Tels étaient sans doute les moyens employés par Jésus.
Qui sait si sa célébrité comme exorciste ne se répandit
pas presque à son insu ? Les personnes qui résident en Orient
sont parfois surprises de se trouver, au bout de quelque temps, en possession
d'une grande renommée de médecin, de sorcier, de découvreur
de trésors, sans qu'elles puissent se rendre bien compte des faits
qui ont donné lieu à ces bizarres imaginations. Beaucoup de circonstances d'ailleurs semblent indiquer que Jésus
ne fut thaumaturge que tard et à contre-cœur. Souvent
il n'exécute ses miracles qu'après s'être fait
prier, avec une sorte de mauvaise humeur et en reprochant à ceux
qui les lui demandent la grossièreté de leur esprit [25]. Une bizarrerie, en apparence
inexplicable, c'est l'attention qu'il met à faire ses miracles
en cachette, et la recommandation qu'il adresse à ceux qu'il
guérit de n'en rien dire à personne [26]. Quand les démons
veulent le proclamer fils de Dieu, il leur défend d'ouvrir
la bouche ; c'est malgré lui qu'ils le reconnaissent [27]. Ces traits sont surtout
caractéristiques dans Marc, qui est par excellence l'évangéliste
des miracles et des exorcismes. Il semble que le disciple qui a fourni
les renseignements fondamentaux de cet évangile importunait
Jésus de son admiration pour les prodiges, et que le maître,
ennuyé d'une réputation qui lui pesait, lui ait souvent
dit : «N'en parle point.» Une fois, cette discordance aboutit à un éclat
singulier [28], à un accès
d'impatience, où perce la fatigue que causaient à Jésus
ces perpétuelles demandes d'esprits faibles. On dirait, par
moments, que le rôle de thaumaturge lui est désagréable,
et qu'il cherche à donner aussi peu de publicité que
possible aux merveilles qui naissent en quelque sorte sous ses pas.
Quand ses ennemis lui demandent un miracle, surtout un miracle céleste,
un météore, il refuse obstinément [29].
Il est donc permis de croire qu'on lui imposa sa réputation
de thaumaturge, qu'il n'y résista pas beaucoup, mais qu'il
ne fît rien non plus pour y aider, et qu'en tout cas, il sentait
la vanité de l'opinion à cet égard. Ce serait manquer à la bonne méthode historique que
d'écouter trop ici nos répugnances, et, pour nous soustraire
aux objections qu'on pourrait être tenté d'élever
contre le caractère de Jésus, de supprimer des faits
qui, aux yeux de ses contemporains, furent placés sur le premier
plan [30]. Il serait commode de dire
que ce sont là des additions de disciples bien inférieurs à leur
maître, qui, ne pouvant concevoir sa vraie grandeur, ont cherché à le
relever par des prestiges indignes de lui. Mais les quatre narrateurs
de la vie de Jésus sont unanimes pour vanter ses miracles ;
l'un d'eux, Marc, interprète de l'apôtre Pierre [31], insiste tellement sur ce
point que, si l'on traçait le caractère du Christ uniquement
d'après son évangile, on se le représenterait
comme un exorciste en possession de charmes d'une rare efficacité,
comme un sorcier très puissant, qui fait peur et dont on aime à se
débarrasser [32].
Nous admettrons donc sans hésiter que des actes qui seraient
maintenant considérés comme des traits d'illusion ou
de folie ont tenu une grande place dans la vie de Jésus. Faut-il
sacrifier à ce côté ingrat le côté sublime
d'une telle vie ? Gardons-nous-en. Un simple sorcier, à la manière
de Simon le Magicien, n'eût pas amené une révolution
morale comme celle que Jésus a faite. Si le thaumaturge eût
effacé dans Jésus le moraliste et le réformateur
religieux, il fût sorti de lui une école de théurgie,
et non le christianisme. Le problème, d'ailleurs, se pose de la même manière
pour tous les saints et les fondateurs religieux. Des faits, aujourd'hui
morbides, tels que l'épilepsie, les visions, ont été autrefois
un principe de force et de grandeur. La médecine sait dire
le nom de la maladie qui fit la fortune de Mahomet [33]. Presque jusqu'à nos
jours, les hommes qui ont le plus fait pour le bien de leurs semblables
(l'excellent Vincent de Paul lui-même !) ont été,
qu'ils l'aient voulu ou non, thaumaturges. Si l'on part de ce principe
que tout personnage historique à qui l'on attribue des actes
que nous tenons au XIXe siècle pour peu sensés
ou charlatanesques a été un fou ou un charlatan, toute
critique est faussée. L'école d'Alexandrie fut une noble école,
et cependant elle se livra aux pratiques d'une théurgie extravagante.
Socrate et Pascal ne furent pas exempts d'hallucinations. Les faits
doivent s'expliquer par des causes qui leur soient proportionnées.
Les faiblesses de l'esprit humain n'engendrent que faiblesse ; les
grandes choses ont toujours de grandes causes dans la nature de l'homme,
bien que souvent elles se produisent avec un cortège de petitesses
qui pour les esprits superficiels en offusquent la grandeur. Dans un sens général, il est donc vrai de dire que
Jésus ne fut thaumaturge et exorciste que malgré lui.
Le miracle est d'ordinaire l'œuvre du public bien plus que de
celui à qui on l'attribue. Jésus se fût obstinément
refusé à faire des prodiges que la foule en eût
créé pour lui ; le plus grand miracle eût été qu'il
n'en fît pas ; jamais les lois de l'histoire et de la psychologie
populaire n'eussent subi une plus forte dérogation. Les miracles
de Jésus furent une violence que lui fit son siècle,
une concession que lui arracha la nécessité passagère.
Aussi l'exorciste et le thaumaturge sont tombés ; mais le réformateur
religieux vivra éternellement. Même ceux qui ne croyaient pas en lui étaient frappés
de ces actes et cherchaient à en être témoins [34]. Les païens et les
gens peu initiés éprouvaient un sentiment de crainte,
et cherchaient à l'éconduire de leur canton [35]. Plusieurs songeaient peut-être à abuser
de son nom pour des mouvements séditieux [36].
Mais la direction toute morale et nullement politique du caractère
de Jésus le sauvait de ces entraînements. Son royaume à lui était
dans le cercle d'enfants qu'une pareille jeunesse d'imagination et
un même avant-goût du ciel avaient groupés et retenaient
autour de lui. NOTES pour revenir au texte cliquer [retour] sur le navigateur ou sur le clavier [1] Par exemple, Matth., I, 22 ; II, 5-6, 15, 18 ; IV, 15. [2] Matth., I, 23 ; IV, 6, 14 ; XXVI, 31, 54, 56 ; XXVII, 9, 35 ; Marc, XIV, 27 ; XV, 28 ; Jean, XII, 14-15 ; XVIII, 9 ; XIX, 19, 24, 28, 36. [3] Jean, VII, 34 ; IV Esdras, XIII, 50. [4] Act., VIII, 9 et suiv. [5] Voir sa biographie par Philostrate. [6] Voir les Vies des sophistes, par Eunape ; la Vie de Plotin, par Porphyre ; celle de Proclus, par Marinus ; celle d'Isidore attribuée à Damascius. [7] Matth., XVII, 19 ; XXI, 21-22 ; Marc, XI, 23-24. [8] Matth., IX, 8. [9] Luc, VIII, 48-46 ; Jean, XI, 33, 38. [10] Act., II, 2 et suiv. ; IV, 31 ; VIII, 15 et suiv. ; X, 44 et suiv. Pendant près d'un siècle, les apôtres et leurs disciples ne rêvent que miracles. Voir les Actes, les écrits de S. Paul, les extraits de Papias, dans Eusèbe, Hist. eccl., III, 39, etc. Comp. Marc, III, 15 ; XVI, 17-18, 20. [11] Jean, V, 14 ; IX ; 1 et suiv., 34. [12] Matth., IX, 32-33 ; XII, 22 ; Luc, XIII, 11, 16. [13] Luc, VIII, 45-46. [14] Luc, IV, 40. [15] Matth., XI, 5 ; XV, 30-34 ; Luc, IX, 1-2, 6. [16] Vendidad, XI, 26 ; Yaçna, X, 18. [17] Tobie, III, 8 ; VI, 14 ; Talm. de Bab., Gittin, 68 a. [18] Comp. Marc, XVI, 9 ; Luc, VIII, 2 ; Évangile de l'Enfance, 16, 33 ; Code syrien, publié dans les Anecdota syriaca de M. Land, I, p. 152. [19] Jos., Bell. jud., VII, vi, 3 ; Lucien, Philopseud., 16 ; Philostrate, Vie d'Apoll., III, 38 ; IV, 20 ; Arétée, De causis morb. chron., I, 4. [20] Matth., IX, 33 ; XII, 22 ; Marc, IX, 16, 24 ; Luc, XI, 14. [21] Tobie, VIII, 2-3 ; Matth., XII, 27 ; Marc, IX, 38 ; Act., XIX, 33 ; Josèphe, Ant., VIII, II, 5 ; Justin, Dial. cum Tryphone, 85 ; Lucien, Épigr. XXIII (XVII Dindorf.) [22] Matth., XVII, 20 ; Marc, IX, 24 et suiv. [23] Matth., VIII, 28 ; IX, 34 ; XII, 43 et suiv. ; XVII, 14 et suiv., 20 ; Marc, V, 1 et suiv. ; Luc, VIII, 27 et suiv. [24] Cette phrase, Dæmonium habes (Matth., XI, 18 ; Luc, VII, 33 ; Jean, VII, 20 ; VIII, 48 et suiv. ; X, 20 et suiv.), doit se traduire par : «Tu es fou» comme on dirait en arabe : Medjnoun enté. Le verbe δαιμοναν a aussi, dans toute l'antiquité classique, le sens de «être fou.» [25] Matth., XII, 39 ; XVI, 4 ; XVII, 16 ; Marc, VIII, 17 et suiv., IX, 18 ; Luc, IX, 41. [26] Matth., VIII, 4 ; IX, 30-31 ; XII, 16 et suiv. ; Marc, I, 44 ; VII 24 et suiv. ; VIII, 26. [27] Marc, I, 24-25, 34 ; III, 12 ; Luc, IV, 41. [28] Matth., XVII, 16 ; Marc, IX, 18 ; Luc, IX, 41. [29] Matth., XII, 38 et suiv. ; XVI, 1 et suiv. ; Marc, VIII, 11. [30] Josèphe, Ant., XVIII, iii, 3. [31] Papias, dans Eusèbe, Hist. eccl., III, 39. [32] Marc, IV, 40 ; V, 15, 17, 33, 36 ; VI, 50 ; X, 32. Cf. Matth., VIII, 27, 34 ; IX, 8 ; XIV, 27 ; XVII, 6-7 ; XXXVIII, 5, 10 ; Luc, IV, 36 ; V, 17 ; VIII, 25, 35, 37 ; IX, 34. L'Évangile apocryphe dit de Thomas l'Israélite porte ce trait jusqu'à la plus choquante absurdité. Comparez les Miracles de l'enfance, dans Thilo, Cod. apocr. N. T., p. CX, note. [33] Hysteria muscularis de Schoenlein. [34] Matth., XIV, 1 et suiv. ; Marc, VI, 14 ; Luc, IX, 7 ; XXIII, 8. [35] Matth., VIII, 34 ; Marc, V, 17 ; VIII, 37. [36] Jean, VI, 14-15. |
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