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Vie de Jésus par Ernest Renan |
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Chapitre XVIII Institutions de Jésus |
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Ce qui prouve bien, du reste, que Jésus ne s'absorba jamais
entièrement dans ses idées apocalyptiques, c'est qu'au
temps même où il en était le plus préoccupé,
il jette avec une rare sûreté de vues les bases d'une église
destinée à durer. Il n'est guère possible de
douter qu'il n'ait lui-même choisi parmi ses disciples ceux
qu'on appelait par excellence les «apôtres» ou les «douze» puisqu'au
lendemain de sa mort on les trouve formant un corps et remplissant
par élection les vides qui se produisaient dans leur sein [1].
C'étaient les deux fils de Jonas, les deux fils de Zébédée,
Jacques, fils de Cléophas, Philippe, Nathanaël bar-Tolmaï,
Thomas, Lévi, fils d'Alphée ou Matthieu, Simon le zélote,
Thaddée ou Lebbée, Juda de Kerioth [2]. Il est probable que l'idée
des douze tribus d'Israël ne fut pas étrangère
au choix de ce nombre [3]. Les «douze» en
tout cas, formaient un groupe de disciples privilégiés,
où Pierre gardait sa primauté toute fraternelle [4], et auquel Jésus
confia le soin de propager son œuvre. Rien qui sentît le
collège sacerdotal régulièrement organisé ;
les listes des «douze» qui nous ont été conservées
présentent beaucoup d'incertitudes et de contradictions ; deux
ou trois de ceux qui y figurent restèrent complètement
obscurs. Deux au moins, Pierre et Philippe [5], étaient
mariés et avaient des enfants. Jésus gardait évidemment pour les douze des secrets,
qu'il leur défendait de communiquer à tous [6].
Il semble parfois que son plan était d'entourer sa personne
de quelque mystère, de rejeter les grandes preuves après
sa mort, de ne se révéler complètement qu'à ses
disciples, confiant à ceux-ci le soin de le démontrer
plus tard au monde [7]. «Ce que je vous dis
dans l'ombre, prêchez-le au grand jour ; ce que je vous dis à l'oreille,
proclamez-le sur les toits.» Cela lui épargnait les déclarations
trop précises et créait une sorte d'intermédiaire
entre l'opinion et lui. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il avait
pour les apôtres des enseignements réservés, et
qu'il leur développait plusieurs paraboles, dont il laissait
le sens indécis pour le vulgaire [8]. Un tour énigmatique
et un peu de bizarrerie dans la liaison des idées étaient à la
mode dans l'enseignement des docteurs, comme on le voit par les sentences
du Pirké Aboth. Jésus expliquait à ses
intimes ce que ses apophthegmes ou ses apologues avaient de singulier,
et dégageait pour eux son enseignement du luxe de comparaisons
qui parfois l'obscurcissait [9]. Beaucoup de ces explications
paraissent avoir été soigneusement conservées [10]. Dès le vivant de Jésus, les apôtres prêchèrent [11], mais sans jamais beaucoup
s'écarter de lui. Leur prédication, du reste, se bornait à annoncer
la prochaine venue du royaume de Dieu [12].
Ils allaient de ville en ville, recevant l'hospitalité, ou
pour mieux dire la prenant d'eux-mêmes selon l'usage. L'hôte,
en Orient, a beaucoup d'autorité ; il est supérieur au
maître de la maison ; celui-ci a en lui la plus grande confiance.
Cette prédication du foyer est excellente pour la propagation
des doctrines nouvelles. On communique le trésor caché ;
on paye ainsi ce que l'on reçoit ; la politesse et les bons
rapports y aidant, la maison est touchée, convertie. Otez l'hospitalité orientale,
la propagation du christianisme serait impossible à expliquer.
Jésus, qui tenait fort aux bonnes vieilles mœurs, engageait
les disciples à ne se faire aucun scrupule de profiter de cet
ancien droit public, probablement déjà aboli dans les
grandes villes où il y avait des hôtelleries [13]. «L'ouvrier, disait-il,
est digne de son salaire.» Une fois installés chez quelqu'un,
ils devaient y rester, mangeant et buvant ce qu'on leur offrait, tant
que durait leur mission. Jésus désirait qu'à son exemple les messagers
de la bonne nouvelle rendissent leur prédication aimable par
des manières bienveillantes et polies. Il voulait qu'en entrant
dans une maison, ils lui donnassent le selâm ou souhait
de bonheur. Quelques-uns hésitaient, le selâm étant
alors comme aujourd'hui, en Orient, un signe de communion religieuse,
qu'on ne hasarde pas avec les personnes d'une foi douteuse. «Ne
craignez rien, disait Jésus ; si personne dans la maison n'est
digne de votre selâm, il reviendra à vous [14].» Quelquefois,
en effet, les apôtres du royaume de Dieu étaient mal
reçus, et venaient se plaindre à Jésus, qui cherchait
d'ordinaire à les calmer. Quelques-uns, persuadés de
la toute-puissance de leur maître, étaient blessés
de cette longanimité. Les fils de Zébédée
voulaient qu'il appelât le feu du ciel sur les villes inhospitalières [15].
Jésus accueillait leurs emportements avec sa fine ironie, et
les arrêtait par ce mot : «Je ne suis pas venu perdre les âmes,
mais les sauver.» Il cherchait de toute manière à établir en principe
que ses apôtres c'était lui-même [16].
On croyait qu'il leur avait communiqué ses vertus merveilleuses.
Ils chassaient les démons, prophétisaient, et formaient
une école d'exorcistes renommés [17],
bien que certains cas fussent au-dessus de leur force [18]. Ils faisaient aussi des
guérisons, soit par l'imposition des mains, soit par l'onction
de l'huile [19], l'un des procédés
fondamentaux de la médecine orientale. Enfin, comme les psylles,
ils pouvaient manier les serpents et boire impunément des breuvages
mortels [20]. A mesure qu'on s'éloigne
de Jésus, cette théurgie devient de plus en plus choquante.
Mais il n'est pas douteux qu'elle ne fût de droit commun dans
l'Église primitive, et qu'elle ne figurât en première
ligne dans l'attention des contemporains [21]. Des charlatans, comme il
arrive d'ordinaire, exploitèrent ce mouvement de crédulité populaire.
Dès le vivant de Jésus, plusieurs, sans être ses
disciples, chassaient les démons en son nom. Les vrais disciples
en étaient fort blessés et cherchaient à les
empêcher. Jésus, qui voyait en cela un hommage à sa
renommée, ne se montrait pas pour eux bien sévère [22]. Il faut observer, du reste,
que ces pouvoirs étaient en quelque sorte passés en
métier. Poussant jusqu'au bout la logique de l'absurde, certaines
gens chassaient les démons par Béelzébub [23], prince des démons.
On se figurait que ce souverain des légions infernales devait
avoir toute autorité sur ses subordonnés, et qu'en agissant
par lui on était sûr de faire fuir l'esprit intrus [24]. Quelques-uns cherchaient
même à acheter des disciples de Jésus le secret
des pouvoirs miraculeux qui leur avaient été conférés [25]. Un germe d'église commençait dès lors à paraître.
Cette idée féconde du pouvoir des hommes réunis
(ecclesia) semble bien une idée de Jésus. Plein
de sa doctrine tout idéaliste, que ce qui fait la présence
des âmes, c'est l'union par l'amour, il déclarait que,
toutes les fois que quelques hommes s'assembleraient en son nom, il
serait au milieu d'eux. Il confie à l'Église le droit
de lier et délier (c'est-à-dire de rendre certaines
choses licites ou illicites), de remettre les péchés,
de réprimander, d'avertir avec autorité, de prier avec
certitude d'être exaucé [26]. Il est possible que beaucoup
de ces paroles aient été prêtées au maître,
afin de donner une base à l'autorité collective par
laquelle on chercha plus tard à remplacer la sienne. En tout
cas, ce ne fut qu'après sa mort que l'on vit se constituer
des églises particulières, et encore cette première
constitution se fit-elle purement et simplement sur le modèle
des synagogues. Plusieurs personnages qui avaient beaucoup aimé Jésus
et fondé sur lui de grandes espérances, comme Joseph
d'Arimathie, Lazare, Marie de Magdala, Nicodème, n'entrèrent
pas, ce semble, dans ces églises, et s'en tinrent au souvenir
tendre ou respectueux qu'ils avaient gardé de lui. Du reste, nulle trace, dans l'enseignement de Jésus, d'une
morale appliquée ni d'un droit canonique tant soit peu défini.
Une seule fois, sur le mariage, il se prononce avec netteté et
défend le divorce [27]. Nulle théologie
non plus, nul symbole. A peine quelques vues sur le Père, le
Fils, l'Esprit [28],
dont on tirera plus tard la Trinité et l'Incarnation, mais
qui restaient encore à l'état d'images indéterminées.
Les derniers livres du canon juif connaissent déjà le
Saint-Esprit, sorte d'hypostase divine, quelquefois identifiée
avec la Sagesse ou le Verbe [29]. Jésus insista sur
ce point [30], et annonça à ses
disciples un baptême par le feu et l'esprit [31], bien préférable à celui
de Jean, baptême que ceux-ci crurent un jour recevoir, après
la mort de Jésus, sous la forme d'un grand vent et de mèches
de feu [32]. L'Esprit Saint ainsi envoyé par
le Père leur enseignera toute vérité, et rendra
témoignage à celles que Jésus lui-même
a promulguées [33].
Jésus, pour désigner cet Esprit, se servait du mot Peraklit,
que le syro-chaldaïque avait emprunté au grec (παραχλητος),
et qui paraît avoir eu dans son esprit la nuance d' «avocat [34], conseiller [35]» et parfois celle
d'«interprète des vérités célestes» de «docteur
chargé de révéler aux hommes les mystères
encore cachés [36].» Lui-même s'envisage
pour ses disciples comme un peraklit [37], et l'Esprit qui reviendra
après sa mort ne fera que le remplacer. C'était ici
une application du procédé que la théologie juive
et la théologie chrétienne allaient suivre durant des
siècles, et qui devait produire toute une série d'assesseurs
divins, le Métatrône, le Synadelphe ou Sandalphon,
et toutes les personnifications de la Cabbale. Seulement, dans le
judaïsme, ces créations devaient rester des spéculations
particulières et libres, tandis que dans le christianisme, à partir
du IVe siècle, elles devaient former l'essence même
de l'orthodoxie et du dogme universel. Inutile de faire observer
combien l'idée d'un livre religieux, renfermant un code et des
articles de foi, était éloignée de la pensée
de Jésus. Non seulement il n'écrivit pas, mais il était
contraire à l'esprit de la secte naissante de produire des livres
sacrés. On se croyait à la veille de la grande catastrophe
finale. Le Messie venait mettre le sceau sur la Loi et les prophètes,
non promulguer des textes nouveaux. Aussi, à l'exception de l'Apocalypse,
qui fut en un sens le seul livre révélé du christianisme
naissant, tous les autres écrits de l'âge apostolique sont-ils
des ouvrages de circonstance, n'ayant nullement la prétention de
fournir un ensemble dogmatique complet. Les évangiles eurent d'abord
un caractère tout privé et une autorité bien moindre
que la tradition [38]. La secte, cependant, n'avait-elle pas quelque sacrement, quelque
rite, quelque signe de ralliement ? Elle en avait un, que toutes les
traditions font remonter jusqu'à Jésus. Une des idées
favorites du maître, c'est qu'il était le pain nouveau,
pain très supérieur à la manne et dont l'humanité allait
vivre. Cette idée, germe de l'Eucharistie, prenait quelquefois
dans sa bouche des formes singulièrement concrètes.
Une fois surtout, il se laissa aller, dans la synagogue de Capharnahum, à un
mouvement hardi, qui lui coûta plusieurs de ses disciples. «Oui,
oui, je vous le dis, ce n'est pas Moïse, c'est mon Père
qui vous a donné le pain du ciel [39].» Et il ajoutait : «C'est
moi qui suis le pain de vie ; celui qui vient a moi n'aura jamais faim,
et celui qui croit en moi n'aura jamais soif [40].» Ces paroles excitèrent
un vif murmure : «Qu'entend-il, se disait-on, par ces mots : Je
suis le pain de vie ? N'est-ce pas là Jésus, le fils
de Joseph, dont nous connaissons le père et la mère ?
Comment peut-il dire qu'il est descendu du ciel ?» Et Jésus
insistant avec plus de force encore : «Je suis le pain de vie ;
vos pères ont mangé la manne dans le désert et
sont morts. C'est ici le pain qui est descendu du ciel, afin que celui
qui en mange ne meure point. Je suis le pain vivant ; si quelqu'un
mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je
donnerai, c'est ma chair, pour la vie du monde [41].» Le scandale fut
au comble : «Comment peut-il donner sa chair à manger ?» Jésus
renchérissant encore : «Oui, oui, dit-il, si vous ne mangez
la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez son sang, vous n'aurez
point la vie en vous. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang
est en possession de la vie éternelle, et je le ressusciterai
au dernier jour. Car ma chair est véritablement une nourriture,
et mon sang est véritablement un breuvage. Celui qui mange
ma chair et qui boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui. Comme
je vis par le Père qui m'a envoyé, ainsi celui qui me
mange vit par moi. C'est ici le pain qui est descendu du ciel. Ce
pain n'est pas comme la manne, que vos pères ont mangée
et qui ne les a pas empochés de mourir ; celui qui mangera ce
pain vivra éternellement.» Une telle obstination dans
le paradoxe révolta plusieurs disciples, qui cessèrent
de le fréquenter. Jésus ne se rétracta pas ; il
ajouta seulement : «C'est l'esprit qui vivifie. La chair ne sert
de rien. Les paroles que je vous dis sont esprit et vie.» Les
douze restèrent fidèles, malgré cette prédication
bizarre. Ce fut pour Céphas en particulier l'occasion de montrer
un absolu dévouement et de proclamer une fois de plus : «Tu
es le Christ, fils de Dieu.» Il est probable que dès lors, dans les repas communs de la
secte, s'était établi quelque usage auquel se rapportait
le discours si mal accueilli par les gens de Capharnahum. Mais les
traditions apostoliques à ce sujet sont fort divergentes et
probablement incomplètes à dessein. Les évangiles
synoptiques supposent un acte sacramentel unique, ayant servi de base
au rite mystérieux, et ils le placent à la dernière
Cène. Jean, qui justement nous a conservé l'incident
de la synagogue de Capharnahum, ne parle pas d'un tel acte, quoiqu'il
raconte la dernière Cène fort au long. Ailleurs, nous
voyons Jésus reconnu à la fraction du pain [42], comme si ce geste eût été pour
ceux qui l'avaient fréquenté le plus caractéristique
de sa personne. Quand il fut mort, la forme sous laquelle il apparaissait
au pieux souvenir de ses disciples était celle de président
d'un banquet mystique, tenant le pain, le bénissant, le rompant
et le présentant aux assistants [43].
Il est probable que c'était là une de ses habitudes,
et qu'à ce moment il était particulièrement aimable
et attendri. Une circonstance matérielle, la présence
du poisson sur la table (indice frappant qui prouve que le rite prit
naissance sur le bord du lac de Tibériade [44]), fut elle-même presque
sacramentelle et devint une partie nécessaire des images qu'on
se fit du festin sacré [45]. Les repas étaient devenus dans la communauté naissante
un des moments les plus doux. A ce moment, on se rencontrait ; le maître
parlait à chacun et entretenait une conversation pleine de
gaieté et de charme. Jésus aimait cet instant et se
plaisait à voir sa famille spirituelle ainsi groupée
autour de lui [46].
La participation au même pain était considérée
comme une sorte de communion, de lien réciproque. Le maître
usait à cet égard de termes extrêmement énergiques,
qui furent pris plus tard avec une littéralité effrénée.
Jésus est à la fois très idéaliste dans
les conceptions et très matérialiste dans l'expression.
Voulant rendre cette pensée que le croyant ne vit que de lui,
que tout entier (corps, sang et âme) il était la vie
du vrai fidèle, il disait à ses disciples : «Je
suis votre nourriture» phrase qui, tournée en style
figuré, devenait : «Ma chair est votre pain, mon sang
est votre breuvage.» Puis, les habitudes de langage de Jésus,
toujours fortement substantielles, l'emportaient plus loin encore.
A table, montrant l'aliment, il disait : «Me voici ;» tenant
le pain : «Ceci est mon corps ;» tenant le vin : «Ceci
est mon sang ;» toutes manières de parler qui étaient
l'équivalent de : «Je suis votre nourriture.» Ce rite mystérieux obtint du vivant de Jésus une grande
importance. Il était probablement établi assez longtemps
avant le dernier voyage à Jérusalem, et il fut le résultat
d'une doctrine générale bien plus que d'un acte déterminé.
Après la mort de Jésus, il devint le grand symbole de
la communion chrétienne [47],
et ce fut au moment le plus solennel de la vie du Sauveur qu'on en
rapporta l'établissement. On voulut voir dans la consécration
du pain et du vin un mémorial d'adieu que Jésus, au
moment de quitter la vie, aurait laissé à ses disciples [48]. On retrouva Jésus
lui-même dans ce sacrement. L'idée toute spirituelle
de la présence des âmes, qui était l'une des plus
familières au maître, qui lui faisait dire, par exemple,
qu'il était de sa personne au milieu de ses disciples [49] quand ils étaient
réunis en son nom, rendait cela facilement admissible. Jésus,
nous l'avons déjà dit [50], n'eut jamais une notion
bien arrêtée de ce qui fait l'individualité. Au
degré d'exaltation où il était parvenu, l'idée
chez lui primait tout à un tel point que le corps ne comptait
plus. On est un quand on s'aime, quand on vit l'un de l'autre ; comment
lui et ses disciples n'eussent-ils pas été un [51] ? Ses disciples adoptèrent
le même langage. Ceux qui, durant des années, avaient
vécu de lui le virent toujours tenant le pain, puis le calice «entre
ses mains saintes et vénérables [52]» et s'offrant lui-même à eux.
Ce fut lui que l'on mangea et que l'on but ; il devint la vraie Pâque,
l'ancienne ayant été abrogée par son sang. Impossible
de traduire dans notre idiome essentiellement déterminé,
où la distinction rigoureuse du sens propre et de la métaphore
doit toujours être faite, des habitudes de style dont le caractère
essentiel est de prêter à la métaphore, ou pour
mieux dire à l'idée, une pleine réalité. NOTES pour revenir au texte cliquer [retour] sur le navigateur ou sur le clavier [1] Act., I, 15 et suiv. ; I Cor., XV, 5 ; Gal., I, 10. [2] Matth., X, 2 et suiv. ; Marc, III, 16 et suiv. ; Luc, VI, 14 et suiv. ; Act., I, 13 ; Papias, dans Eusèbe, Hist. eccl., III, 39. [3] Matth., XIX, 28 ; Luc, XXII, 30. [4] Act., I, 15 ; II, 14 ; V, 2-3, 29 ; VIII, 19 ; XV, 7 ; Gal., I, 18. [5] Pour Pierre, voir ci-dessus, p. 150 ; pour Philippe, voir Papias, Polycrate et Clément d'Alexandrie, cités par Eusèbe, Hist. eccl., III, 30, 31, 39 ; V, 24. [6] Matth., XVI, 20 ; XVII, 9 ; Marc, VIII, 30 ; IX, 8. [7] Matth., X, 26, 27 ; Marc, IV, 21 et suiv. ; Luc, VIII, 17 ; XII, 2 et suiv. ; Jean, XIV, 22. [8] Matth., XIII, 10 et suiv., 34 et suiv. ; Marc, IV, 10 et suiv., 33 et suiv. ; Luc, VIII, 9 et suiv. ; XII, 41. [9] Matth., XVI, 6 et suiv. ; Marc, VII, 17-23. [10] Matth., XIII, 18 et suiv. ; Marc, VII, 18 et suiv. [11] Luc, IX, 6. [12] Luc, X, 11. [13] Le mot grec πανδοκειον a passé dans toutes les langues de l'Orient sémitique pour désigner une hôtellerie. [14] Matth., X, 11 et suiv. ; Marc, VI, 10 et suiv. ; Luc, X, 5 et suiv. Comp. IIe épître de Jean, 10-11. [15] Luc, IX, 52 et suiv. [16] Matth., X. 40-42 ; XXV, 35 et suiv. ; Marc, IX, 40 ; Luc, X, 16 ; Jean, XIII, 20. [17] Matth., VII, 22 ; X, 1 ; Marc, III, 15, VI, 13 ; Luc. X, 17. [18] Matth., XVII, 18-19. [19] Marc, VI, 13 ; XVI, 18 ; Epist. Jacobi, V, 14. [20] Marc, XVI, 18 ; Luc, X, 19. [21] Marc, XVI, 20. [22] Marc, IX, 37-38 ; Luc, IX, 49-50. [23] Ancien dieu des Philistins, transformé par les Juifs en démon. [24] Matth., XII, 24 et suiv. [25] Act., VIII, 18 et suiv. [26] Matth., XVIII, 17 et suiv. ; Jean, XX, 23. [27] Matth., IX, 3 et suiv. [28] Matth., XXVIII, 19. Comp. Matth., III, 16-17 ; Jean, XV, 26. [29] Sapi., I, 7 ; VII, 7 ; IX, 17 ; XII, 1 ; Eccli., I, 9 ; XV, 5 ; XXIV, 27 ; XXXIX, 8 ; Judith, XVI, 17. [30] Matth., X, 20 ; Luc, XII, 12 ; XXIV, 49 ; Jean, XIV, 26 ; XV, 26. [31] Matth., III, 11 ; Marc, I, 8 ; Luc, III, 16 ; Jean, I, 26 ; III, 5 ; Act., I, 5, 8 ; X, 47. [32] Act., II, 1-4 ; XI, 15 ; XIX, 6. Cf. Jean, VII, 39. [33] Jean, XV, 26 ; XVI, 13. [34] A peraklit on opposait katigor (χατηγορος), «l'accusateur.» [35] Jean, XIV, 16 ; I épître de Jean, II, 1. [36] Jean, XIV, 26 ; XV, 26 ; XVI, 7 et suiv. Comp. Philon, De Mundi opificio, § 6. [37] Jean, XV, 16. Comp. l'épître précitée, l. c. [38] Papias, dans Eusèbe, Hist. eccl., III, 39. [39] Jean, VI, 32 et suiv. [40] On trouve un tour analogue, provoquant un malentendu semblable, dans Jean, IV, 10 et suiv. [41] Tous ces discours portent trop fortement l'empreinte du style propre à Jean pour qu'il soit permis de les croire exacts. L'anecdote rapportée au chapitre VI du quatrième évangile ne saurait cependant être dénuée de réalité historique. [42] Luc, XXIV, 30,35. [43] Luc, l. c. ; Jean, XXI, 13. [44] Comp. Matth., VII, 10 ; XIV, 17 et suiv. ; XV, 34 et suiv. ; Marc, VI, 38 et suiv. ; Luc, IX, 13 et suiv. ; XI, 11 ; XXIV, 42 ; Jean, VI, 9 et suiv. ; XXI, 9 et suiv. Le bassin du lac de Tibériade est le seul endroit de la Palestine où le poisson forme une partie considérable de l'alimentation. [45] Jean, XXI, 13 ; Luc, XXIV, 42-43. Comparez les plus vieilles représentations de la Cène rapportées ou rectifiées par M. de Rossi dans sa dissertation sur l'ΙΧΘΥΣ (Spicilegium Solesmense de dom Pitra, t. III, p. 568 et suiv.). L'intention de l'anagramme que renferme le mot ΙΧΘΥΣ se combina probablement avec une tradition plus ancienne sur le rôle du poisson dans les repas évangéliques. [46] Luc, XXII, 15. [47] Act., II, 42, 46. [48] I Cor., XI, 20 et suiv. [49] Matth., XVIII, 20. [50] V. ci-dessus, p. 244. [51] Jean, XII entier. [52] Canon des Messes grecques et de la Messe latine (fort ancien). |
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