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Vie de Jésus par Ernest Renan |
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Chapitre XX Opposition contre Jésus |
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Durant la première période de sa carrière, il
ne semble pas que Jésus eût rencontré d'opposition
sérieuse. Sa prédication, grâce à l'extrême
liberté dont on jouissait en Galilée et au nombre des
maîtres qui s'élevaient de toutes parts, n'eut d'éclat
que dans un cercle de personnes assez restreint. Mais depuis que Jésus était
entré dans une voie brillante de prodiges et de succès
publics, l'orage commença à gronder. Plus d'une fois
il dut se cacher et fuir [1]. Antipas cependant ne le
gêna jamais, quoique Jésus s'exprimât quelquefois
fort sévèrement sur son compte [2].
A Tibériade, sa résidence ordinaire, le tétrarque
n'était qu'à une ou deux lieues du canton choisi par
Jésus pour le centre de son activité ; il entendit parler
de ses miracles, qu'il prenait sans doute pour des tours habiles,
et il désira en voir [3]. Les incrédules étaient
alors fort curieux de ces sortes de prestiges [4]. Avec son tact ordinaire,
Jésus refusa. Il se garda bien de s'égarer en un monde
irréligieux, qui voulait tirer de lui un vain amusement ; il
n'aspirait à gagner que le peuple ; il garda pour les simples
des moyens bons pour eux seuls. Un moment, le bruit se répandit que Jésus n'était
autre que Jean-Baptiste ressuscité d'entre les morts. Antipas
fut soucieux et inquiet [5] ; il employa la ruse pour écarter
le nouveau prophète de ses domaines. Des pharisiens, sous apparence
d'intérêt pour Jésus, vinrent lui dire qu'Antipas
voulait le faire tuer. Jésus, malgré sa grande simplicité,
vit le piège et ne partit pas [6]. Ses allures toutes pacifiques,
son éloignement pour l'agitation populaire, finirent par rassurer
le tétrarque et dissiper le danger. Il s'en faut que dans toutes
les villes de la Galilée l'accueil fait à la nouvelle doctrine
fût également bienveillant. Non seulement l'incrédule
Nazareth continuait à repousser celui qui devait faire sa gloire ;
non seulement ses frères persistaient à ne pas croire en
lui [7] ; les villes du lac elles-mêmes, en général
bienveillantes, n'étaient pas toutes converties. Jésus se
plaint souvent de l'incrédulité et de la dureté de
cœur qu'il rencontre, et, quoiqu'il soit naturel de faire en de tels
reproches la part de l'exagération du prédicateur, quoiqu'on
y sente cette espèce de convicium seculi que Jésus
affectionnait à l'imitation de Jean-Baptiste [8], il est clair que le pays était loin
de convoler tout entier au royaume de Dieu. «Malheur à toi,
Chorazin ! malheur à toi, Bethsaïde ! s'écriait-il ; car
si Tyr et Sidon eussent vu les miracles dont vous avez été
témoins, il y a longtemps qu'elles feraient pénitence sous
le cilice et sous la cendre. Aussi vous dis-je qu'au jour du jugement,
Tyr et Sidon auront un sort plus supportable que le vôtre. Et toi,
Capharnahum, qui crois t'élever jusqu'au ciel, tu seras abaissée
jusqu'aux enfers ; car si les miracles qui ont été faits
en ton sein eussent été faits à Sodome, Sodome existerait
encore aujourd'hui. C'est pourquoi je te dis qu'au jour du jugement la
terre de Sodome sera traitée moins rigoureusement que toi [9].»—«La reine de Saba, ajoutait-il,
se lèvera au jour du jugement contre les hommes de cette génération,
et les condamnera, parce qu'elle est venue des extrémités
du monde pour entendre la sagesse de Salomon ; or il y a ici plus que Salomon.
Les Ninivites s'élèveront au jour du jugement contre cette
génération et la condamneront, parce qu'ils firent pénitence
à la prédication de Jonas ; or il y a ici plus que Jonas
[10].» Sa vie vagabonde, d'abord pour lui pleine
de charme, commençait aussi a lui peser. «Les renards, disait-il,
ont leurs tanières et les oiseaux du ciel leurs nids ; mais le Fils
de l'homme n'a pas où reposer sa tête [11].»
L'amertume et le reproche se faisaient de plus en plus jour en son cœur.
Il accusait les incrédules de se refuser à l'évidence,
et disait que, même a l'instant où le Fils de l'homme apparaîtrait
dans sa pompe céleste, il y aurait encore des gens pour douter
de lui [12]. Jésus, en effet, ne pouvait accueillir l'opposition avec la
froideur du philosophe, qui, comprenant la raison des opinions diverses
qui se partagent le monde, trouve tout simple qu'on ne soit pas de
son avis. Un des principaux défauts de la race juive est son âpreté dans
la controverse, et le ton injurieux qu'elle y mêle presque toujours.
Il n'y eut jamais dans le monde de querelles aussi vives que celles
des Juifs entre eux. C'est le sentiment de la nuance qui fait l'homme
poli et modéré. Or le manque de nuances est un des traits
les plus constants de l'esprit sémitique. Les œuvres fines,
les dialogues de Platon, par exemple, sont tout à fait étrangères à ces
peuples. Jésus, qui était exempt de presque tous les
défauts de sa race, et dont la qualité dominante était
justement une délicatesse infinie, fut amené malgré lui à se
servir dans la polémique du style de tous [13]. Comme Jean-Baptiste [14], il employait contre ses
adversaires des termes très durs. D'une mansuétude exquise
avec les simples, il s'aigrissait devant l'incrédulité,
même la moins agressive [15]. Ce n'était plus
ce doux maître du «Discours sur la montagne» n'ayant
encore rencontré ni résistance ni difficulté.
La passion, qui était au fond de son caractère, l'entraînait
aux plus vives invectives. Ce mélange singulier ne doit pas
surprendre. Un homme de nos jours a présenté le même
contraste avec une rare vigueur, c'est M. de Lamennais. Dans son beau
livre des «Paroles d'un croyant» la colère la
plus effrénée et les retours les plus suaves alternent
comme en un mirage. Cet homme, qui était, dans le commerce
de la vie d'une grande bonté, devenait intraitable jusqu'à la
folie pour ceux qui ne pensaient pas comme lui. Jésus, de même,
s'appliquait non sans raison le passage du livre d'Isaïe [16] : «Il ne disputera
pas, ne criera pas ; on n'entendra point sa voix dans les places ; il
ne rompra pas tout à fait le roseau froissé, et il n'éteindra
pas le lin qui fume encore [17].» Et pourtant plusieurs
des recommandations qu'il adresse à ses disciples renferment
les germes d'un vrai fanatisme [18], germes que le moyen âge
devait développer d'une façon cruelle. Faut-il lui en
faire un reproche ? Aucune révolution ne s'accomplit sans un
peu de rudesse. Si Luther, si les acteurs de la Révolution
française eussent dû observer les règles de la
politesse, la réforme et la révolution ne se seraient
point faites. Félicitons-nous de même que Jésus
n'ait rencontré aucune loi qui punît l'outrage envers
une classe de citoyens. Les pharisiens eussent été inviolables.
Toutes les grandes choses de l'humanité ont été accomplies
au nom de principes absolus. Un philosophe critique eût dit à ses
disciples : respectez l'opinion des autres, et croyez que personne
n'a si complètement raison que son adversaire ait complètement
tort. Mais l'action de Jésus n'a rien de commun avec la spéculation
désintéressée du philosophe. Se dire qu'on a
un moment touché l'idéal et qu'on a été arrêté par
la méchanceté de quelques-uns, est une pensée
insupportable pour une âme ardente. Que dut-elle être
pour le fondateur d'un monde nouveau ? L'obstacle invincible aux idées de Jésus venait surtout
du judaïsme orthodoxe, représenté par les pharisiens.
Jésus s'éloignait de plus en plus de l'ancienne Loi.
Or, les pharisiens étaient les vrais juifs, le nerf et la force
du judaïsme. Quoique ce parti eût son centre à Jérusalem,
il avait cependant des adeptes établis en Galilée, ou
qui y venaient souvent [19]. C'étaient en général
des hommes d'un esprit étroit, donnant beaucoup à l'extérieur,
d'une dévotion dédaigneuse, officielle, satisfaite et
assurée d'elle-même [20]. Leurs manières étaient ridicules et faisaient
sourire même ceux qui les respectaient. Les sobriquets que leur
donnait le peuple, et qui sentent la caricature, en sont la preuve.
Il y avait le «pharisien bancroche» (Nikfi), qui
marchait dans les rues en traînant les pieds et les heurtant
contre les cailloux ; le «pharisien front-sanglant» (Kisaï),
qui allait les yeux fermés pour ne pas voir les femmes, et
se choquait le front contre les murs, si bien qu'il l'avait toujours
ensanglanté ; le «pharisien pilon» (Medoukia),
qui se tenait plié en deux comme le manche d'un pilon ; le «pharisien
fort d'épaules» (Schikmi), qui marchait le dos
voûté comme s'il portait sur ses épaules le fardeau
entier de la Loi ; le «pharisien Qu'y a-t-il à faire ?
je le fais» toujours à la piste d'un précepte à accomplir,
et enfin le «pharisien teint» pour lequel tout l'extérieur
de la dévotion n'était qu'un vernis d'hypocrisie [21]. Ce rigorisme, en effet,
n'était souvent qu'apparent et cachait en réalité un
grand relâchement moral [22]. Le peuple néanmoins
en était dupe. Le peuple, dont l'instinct est toujours droit,
même quand il s'égare le plus fortement sur les questions
de personnes, est très facilement trompé par les faux
dévots. Ce qu'il aime en eux est bon et digne d'être
aimé ; mais il n'a pas assez de pénétration pour
discerner l'apparence de la réalité. L'antipathie qui, dans un monde aussi passionné, dut éclater
tout d'abord entre Jésus et des personnes de ce caractère,
est facile à comprendre. Jésus ne voulait que la religion
du cœur ; celle des pharisiens consistait presque uniquement en
observances. Jésus recherchait les humbles et les rebutés
de toute sorte ; les pharisiens voyaient en cela une insulte à leur
religion d'hommes comme il faut. Un pharisien était un homme
infaillible et impeccable, un pédant certain d'avoir raison,
prenant la première place à la synagogue, priant dans
les rues, faisant l'aumône à son de trompe, regardant
si on le salue. Jésus soutenait que chacun doit attendre le
jugement de Dieu avec crainte et humblement. Il s'en faut que la mauvaise
direction religieuse représentée par le pharisaïsme
régnât sans contrôle. Bien des hommes avant Jésus,
ou de son temps, tels que Jésus, fils de Sirach, l'un des vrais
ancêtres de Jésus de Nazareth, Gamaliel, Antigone de
Soco, le doux et noble Hillel surtout, avaient enseigné des
doctrines religieuses beaucoup plus élevées et déjà presque évangéliques.
Mais ces bonnes semences avaient été étouffées.
Les belles maximes de Hillel résumant toute la Loi en l'équité [23],
celles de Jésus, fils de Sirach, faisant consister le culte
dans la pratique du bien [24], étaient
oubliées ou anathématisées [25].
Schammaï, avec son esprit étroit et exclusif, l'avait
emporté. Une masse énorme de «traditions» avait étouffé la
Loi [26], sous prétexte de
la protéger et, de l'interpréter. Sans doute, ces mesures
conservatrices avaient eu leur côté utile ; il est bon
que le peuple juif ait aimé sa Loi jusqu'à la folie,
puisque c'est cet amour frénétique qui, en sauvant le
mosaïsme sons Antiochus Épiphane et sous Hérode,
a gardé le levain d'où devait sortir le christianisme.
Mais prises en elles-mêmes, toutes ces vieilles précautions
n'étaient que puériles. La synagogue, qui en avait le
dépôt, n'était plus qu'une mère d'erreurs.
Son règne était fini, et pourtant lui demander d'abdiquer,
c'était lui demander l'impossible, ce qu'une puissance établie
n'a jamais fait ni pu faire. Les luttes de Jésus avec l'hypocrisie officielle étaient
continues. La tactique ordinaire des réformateurs qui apparaissent
dans l'état religieux que nous venons de décrire, et
qu'on peut appeler «formalisme traditionnel» est d'opposer
le «texte» des livres sacrés aux «traditions.» Le
zèle religieux est toujours novateur, même quand il prétend être
conservateur au plus haut degré. De même que les néo-catholiques
de nos jours s'éloignent sans cesse de l'Évangile, de
même les pharisiens s'éloignaient à chaque pas
de la Bible. Voilà pourquoi le réformateur puritain
est d'ordinaire essentiellement «biblique» partant du
texte immuable pour critiquer la théologie courante, qui a
marché de génération en génération.
Ainsi firent plus tard, les karaïtes, les protestants. Jésus
porta bien plus énergiquement la hache à la racine.
On le voit parfois, il est vrai, invoquer le texte contre les fausses Masores ou
traditions des pharisiens [27]. Mais, en général,
il fait peu d'exégèse ; c'est à la conscience
qu'il en appelle. Du même coup il tranche le texte et les commentaires.
Il montre bien aux pharisiens qu'avec leurs traditions ils altèrent
gravement le mosaïsme ; mais il ne prétend nullement lui-même
revenir à Moïse. Son but était en avant, non en
arrière. Jésus était plus que le réformateur
d'une religion vieillie ; c'était le créateur de la religion éternelle
de l'humanité. Les disputes éclataient surtout à propos d'une foule
de pratiques extérieures introduites par la tradition, et que
ni Jésus ni ses disciples n'observaient [28]. Les pharisiens lui en faisaient
de vifs reproches. Quand il dînait chez eux, il les scandalisait
fort en ne s'astreignant pas aux ablutions d'usage. «Donnez
l'aumône, disait-il, et tout pour vous deviendra pur [29].» Ce
qui blessait au plus haut degré son tact délicat, c'était
l'air d'assurance que les pharisiens portaient dans les choses religieuses,
leur dévotion mesquine, qui aboutissait à une vaine
recherche de préséances et de titres, nullement à l'amélioration
des cœurs. Une admirable parabole rendait cette pensée
avec infiniment de charme et de justesse. «Un jour, disait-il,
deux hommes montèrent au temple pour prier. L'un était
pharisien, et l'autre publicain. Le pharisien debout disait en lui-même : «O
Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme les
autres hommes (par exemple comme ce publicain), voleur, injuste, adultère.
Je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout
ce que je possède.» Le publicain, au contraire, se tenant éloigné,
n'osait lever les yeux au ciel ; mais il se frappait la poitrine en
disant : «O Dieu, sois indulgent pour moi, pauvre pécheur.» Je
vous le déclare, celui-ci s'en retourna justifié dans
sa maison, mais non l'autre [30].» Une haine qui ne pouvait s'assouvir que par la mort fut la conséquence
de ces luttes. Jean-Baptiste avait déjà provoqué des
inimitiés du même genre [31]. Mais les aristocrates de
Jérusalem, qui le dédaignaient, avaient laissé les
simples gens le tenir pour un prophète [32]. Cette fois, la guerre était à mort.
C'était un esprit nouveau qui apparaissait dans le monde et
qui frappait de déchéance tout ce qui l'avait précédé.
Jean-Baptiste était profondément juif ; Jésus
l'était à peine. Jésus s'adresse toujours à la
finesse du sentiment moral. Il n'est disputeur que quand il argumente
contre les pharisiens, l'adversaire le forçant, comme cela
arrive presque toujours, à prendre son propre ton [33]. Ses exquises moqueries,
ses malignes provocations frappaient toujours au cœur. Stigmates éternels,
elles sont restées figées dans la plaie. Cette tunique
de Nessus du ridicule, que le juif, fils des pharisiens, traîne
en lambeaux après lui depuis dix-huit siècles, c'est
Jésus qui l'a tissée avec un artifice divin. Chefs-d'œuvre
de haute raillerie, ses traits se sont inscrits en lignes de feu sur
la chair de l'hypocrite et du faux dévot. Traits incomparables,
traits dignes d'un fils de Dieu ! Un dieu seul sait tuer de la sorte.
Socrate et Molière ne font qu'effleurer la peau. Celui-ci porte
jusqu'au fond des os le feu et la rage. Mais il était juste aussi que ce grand maître en ironie
payât de la vie son triomphe. Dès la Galilée,
les pharisiens cherchèrent à le perdre et employèrent
contre lui la manœuvre qui devait leur réussir plus tard à Jérusalem.
Ils essayèrent d'intéresser à leur querelle les
partisans du nouvel ordre politique qui s'était établi [34]. Les facilités que
Jésus trouvait en Galilée pour s'échapper et
la faiblesse du gouvernement d'Antipas déjouèrent ces
tentatives. Il alla lui-même s'offrir au danger. Il voyait bien
que son action, s'il restait confiné en Galilée, était
nécessairement bornée. La Judée l'attirait comme
par un charme ; il voulut tenter un dernier effort pour gagner la ville
rebelle, et sembla prendre à tâche de justifier le proverbe
qu'un prophète ne doit point mourir hors de Jérusalem [35]. NOTES pour revenir au texte cliquer [retour] sur le navigateur ou sur le clavier [1] Matth., XII, 14-16 ; Marc, III, 7 ; IX, 29-30. [2] Marc, VIII, 15 ; Luc, XIII, 32. [3] Luc, IX, 9 ; XXIII, 8. [4] Lucius, attribué à Lucien, 4. [5] Matth., XIV, 1 et suiv. ; Marc, VI, 14 et suiv. ; Luc, IX, 7 et suiv. [6] Luc, XIII, 31 et suiv. [7] Jean, VII, 5. [8] Matth., XII, 39, 45 ; XIII, 15 ; XVI, 4 ; Luc, XI, 29. [9] Matth., XI, 21-24 ; Luc, X, 12-15. [10] Matth., XII, 41-42 ; Luc, XI, 31-32. [11] Matth., VIII, 20 ; Luc, IX, 58. [12] Luc, XVIII, 8. [13] Matth., XII, 34 ; XV, 14 ; XXIII, 33. [14] Matth., III, 7. [15] Matth., XII, 30 ; Luc, XXI, 23. [16] XLII, 2-3. [17] Matth., XII, 19-20. [18] Matth., X, 14-15, 21 et suiv., 34 et suiv. ; Luc, XIX, 27. [19] Marc, VII, 1 ; Luc, V, 17 et suiv. ; VII, 36 [20] Matth., VI, 2, 5, 16 ; IX, 11, 14 ; XII, 2 ; XXIII, 5, 15, 23 ; Luc, V, 30 ; VI, 2, 7 ; XI, 39 et suiv. ; XVIII, 12 ; Jean, IX, 16 ; Pirké Aboth, I, 16 ; Jos., Ant., XVII, II, 4 ; XVIII, I, 3 ; Vita, 38 ; Talm. de Bab., Sota, 22 b. [21] Talm. de Jérusalem, Berakoth, IX, sub fin. ; Sota, V, 7 ; Talm. de Babylone, Sota 22 b. Les deux rédactions de ce curieux passage offrent de sensibles différences. Nous avons en général suivi la rédaction de Babylone, qui semble plus naturelle. Cf. Epiph., Adv. hær. XVI, 1. Les traits d'Épiphane et plusieurs de ceux du Talmud peuvent, du reste, se rapporter à une époque postérieure à Jésus, époque où «pharisien» était devenu synonyme de «dévot.» [22] Matth., V, 20 ; XV, 4 ; XXIII, 3, 16 et suiv. ; Jean, VIII, 7 ; Jos., Ant., XII, IX, 1 ; XIII, X, 5. [23] Talm. de Bab., Schabbath, 31 a ; Joma, 35 b. [24] Eccli, XVII, 21 et suiv. ; XXXV, 1 et suiv. [25] Talm. de Jérus, Sanhédrin, XI, 1 ; Talm. de Bab., Sanhédrin, 100 b. [26] Matth., XV, 2. [27] Matth., XV, 2 et suiv. ; Marc, VII, 2 et suiv. [28] Matth., XV, 2 et suiv. ; Marc, VII, 4, 8 ; Luc, V, sub fin., et VI, init. ; XI, 38 et suiv. [29] Luc, XI, 41. [30] Luc, XVIII, 9-14 ; comp. ibid., XIV, 7-11. [31] Matth., III, 7 et suiv. ; XVII, 12-13. [32] Matth., XIV, 5 ; XXI, 26 ; Marc, XI, 32 ; Luc, XX, 6. [33] Matth., XII, 3-8 ; XXIII, 16 et suiv. [34] Marc, III, 6. [35] Luc, XIII, 33. |
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