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Vie de Jésus par Ernest Renan |
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Chapitre III Éducation de Jésus |
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Cette nature à la fois riante et grandiose fut toute l'éducation
de Jésus. Il apprit à lire et à écrire[1], sans doute selon la méthode de l'Orient,
consistant à mettre entre les mains de l'enfant un livre qu'il
répète en cadence avec ses petits camarades, jusqu'à
ce qu'il le sache par cœur [2]. Il est douteux pourtant qu'il comprît bien
les écrits hébreux dans leur langue originale. Les biographes
les lui font citer d'après des traductions en langue araméenne
[3] ; ses principes d'exégèse, autant que
nous pouvons nous les figurer par ceux de ses disciples, ressemblaient
beaucoup à ceux qui avaient cours alors et qui font l'esprit des
Targums et des Midraschim [4]. Le maître d'école
dans les petites villes juives était le hazzan ou lecteur
des synagogues [5]. Jésus fréquenta peu les écoles
plus relevées des scribes ou soferim (Nazareth n'en avait
peut-être pas), et il n'eut aucun de ces titres qui donnent aux
yeux du vulgaire les droits du savoir [6]. Ce serait une grande erreur cependant de s'imaginer
que Jésus fut ce que nous appelons un ignorant. L'éducation
scolaire trace chez nous une distinction profonde, sous le rapport de
la valeur personnelle, entre ceux qui l'ont reçue et ceux qui en
sont dépourvus. Il n'en était pas de même en Orient
ni en général dans la bonne antiquité. L'état
de grossièreté où reste, chez nous, par suite de
notre vie isolée et tout individuelle, celui qui n'a pas été
aux écoles est inconnu dans ces sociétés, où
la culture morale et surtout l'esprit général du temps se
transmettent par le contact perpétuel des hommes. L'Arabe, qui
n'a eu aucun maître, est souvent néanmoins très distingué ;
car la tente est une sorte d'école toujours ouverte, où,
de la rencontre des gens bien élevés, naît un grand
mouvement intellectuel et même littéraire. La délicatesse
des manières et la finesse de l'esprit n'ont rien de commun en
Orient avec ce que nous appelons éducation. Ce sont les hommes
d'école au contraire qui passent pour pédants et mal élevés.
Dans cet état social, l'ignorance, qui chez nous condamne l'homme
à un rang inférieur, est la condition des grandes choses
et de la grande originalité. Il n'est pas probable qu'il
ait su le grec. Cette langue était peu répandue en Judée
hors des classes qui participaient au gouvernement et des villes habitées
par les païens, comme Césarée [7]. L'idiome propre de Jésus était
le dialecte syriaque mêlé d'hébreu qu'on parlait alors
en Palestine [8]. A plus forte raison n'eut-il aucune connaissance
de la culture grecque. Cette culture était proscrite par les docteurs
palestiniens, qui enveloppaient dans une même malédiction
«celui qui élève des porcs et celui qui apprend à
son fils la science grecque [9].» En tout cas elle n'avait pas pénétré
dans les petites villes comme Nazareth. Nonobstant l'anathème des
docteurs, il est vrai, quelques Juifs avaient déjà embrassé
la culture hellénique. Sans parler de l'école juive d'Égypte,
ou les tentatives pour amalgamer l'hellénisme et le judaïsme
se continuaient depuis près de deux cents ans, un juif, Nicolas
de Damas, était devenu, dans ce temps même, l'un des hommes
les plus distingués, les plus instruits, les plus considérés
de son siècle. Bientôt Josèphe devait fournir un autre
exemple de juif complétement hellénisé. Mais Nicolas
n'avait de juif que le sang ; Josèphe déclare avoir été
parmi ses contemporains une exception [10], et toute l'école schismatique d'Égypte
s'était détachée de Jérusalem à tel
point qu'on n'en trouve pas le moindre souvenir dans le Talmud ni dans
la tradition juive. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'à Jérusalem
le grec était très peu étudié, que les études
grecques étaient considérées comme dangereuses et
même serviles, qu'on les déclarait bonnes tout au plus pour
les femmes en guise de parure [11]. L'étude
seule de la Loi passait pour libérale et digne d'un homme sérieux
[12]. Interrogé sur le moment où il
convenait d'enseigner aux enfants «la sagesse grecque» un
savant rabbin avait répondu : «A l'heure qui n'est ni le jour
ni la nuit, puisqu'il est écrit de la Loi : Tu l'étudieras
jour et nuit [13].» Ni directement ni indirectement,
aucun élément de culture hellénique ne parvint donc
jusqu'à Jésus. Il ne connut rien hors du judaïsme,
son esprit conserva cette franche naïveté qu'affaiblit toujours
une culture étendue et variée. Dans le sein même du
judaïsme, il resta étranger à beaucoup d'efforts souvent
parallèles aux siens. D'une part, l'ascétisme des Esséniens
ou Thérapeutes [14], de l'autre,
les beaux essais de philosophie religieuse tentés par l'école
juive d'Alexandrie, et dont Philon, son contemporain, était l'ingénieux
interprète, lui furent inconnus. Les fréquentes ressemblances
qu'on trouve entre lui et Philon, ces excellentes maximes d'amour de Dieu,
de charité, de repos en Dieu [15], qui font comme un écho entre l'Évangile
et les écrits de l'illustre penseur alexandrin, viennent des communes
tendances que les besoins du temps inspiraient à tous les esprits
élevés. Heureusement pour lui, il
ne connut pas davantage la scolastique bizarre qui s'enseignait à
Jérusalem et qui devait bientôt constituer le Talmud. Si
quelques pharisiens l'avaient déjà apportée en Galilée,
il ne les fréquenta pas, et quand il toucha plus tard cette casuistique
niaise, elle ne lui inspira que le dégoût. On peut supposer
cependant que les principes de Hillel ne lui furent pas inconnus. Hillel,
cinquante ans avant lui, avait prononcé des aphorismes qui avaient
avec les siens beaucoup d'analogie. Par sa pauvreté humblement
supportée, par la douceur de son caractère, par l'opposition
qu'il faisait aux hypocrites et aux prêtres, Hillel fut le vrai
maître de Jésus [16], s'il est permis de parler de maître, quand
il s'agit d'une si haute originalité. La lecture des livres de
l'Ancien Testament fit sur lui beaucoup plus d'impression. Le Canon des
livres saints se composait de deux parties principales, la Loi, c'est-à-dire
le Pentateuque, et les Prophètes, tels que nous les possédons
aujourd'hui. Une vaste exégèse allégorique s'appliquait
à tous ces livres et cherchait à en tirer ce qui n'y est
pas, mais ce qui répondait aux aspirations du temps. La Loi, qui
représentait, non les anciennes lois du pays, mais bien les utopies,
les lois factices et les fraudes pieuses du temps des rois piétistes,
était devenue, depuis que la nation ne se gouvernait plus elle-même,
un thème inépuisable de subtiles interprétations.
Quant aux prophètes et aux psaumes, on était persuadé
que presque tous les traits un peu mystérieux de ces livres se
rapportaient au Messie, et l'on y cherchait d'avance le type de celui
qui devait réaliser les espérances de la nation. Jésus
partageait le goût de tout le monde pour ces interprétations
allégoriques. Mais la vraie poésie de la Bible, qui échappait
aux puérils exégètes de Jérusalem, se révélait
pleinement à son beau génie. La Loi ne paraît pas
avoir eu pour lui beaucoup de charme ; il crut pouvoir mieux faire. Mais
la poésie religieuse des psaumes se trouva dans un merveilleux
accord avec son âme lyrique ; ils restèrent toute sa vie son
aliment et son soutien. Les prophètes, Isaïe en particulier
et son continuateur du temps de la captivité, avec leurs brillants
rêves d'avenir, leur impétueuse éloquence, leurs invectives
entremêlées de tableaux enchanteurs, furent ses véritables
maîtres. Il lut aussi sans doute plusieurs des ouvrages apocryphes,
c'est-à-dire de ces écrits assez modernes, dont les auteurs,
pour se donner une autorité qu'on n'accordait plus qu'aux écrits
très anciens, se couvraient du nom de prophètes et de patriarches.
Un de ces livres surtout le frappa ; c'est le livre de Daniel. Ce livre,
composé par un Juif exalté du temps d'Antiochus Épiphane,
et mis par lui sous le couvert d'un ancien sage [17], était le résumé de l'esprit
des derniers temps. Son auteur, vrai créateur de la philosophie
de l'histoire, avait pour la première fois osé ne voir dans
le mouvement du monde et la succession des empires qu'une fonction subordonnée
aux destinées du peuple juif. Jésus fut pénétré
de bonne heure de ces hautes espérances. Peut-être lut-il
aussi les livres d'Hénoch, alors révérés à
l'égal des livres saints [18], et
les autres écrits du même genre, qui entretenaient un si
grand mouvement dans l'imagination populaire. L'avénement du Messie
avec ses gloires et ses terreurs, les nations s'écroulant les unes
sur les autres, le cataclysme du ciel et de la terre furent l'aliment
familier de son imagination, et comme ces révolutions étaient
censées prochaines, qu'une foule de personnes cherchaient à
en supputer les temps, l'ordre surnaturel où nous transportent
de telles visions lui parut tout d'abord parfaitement naturel et simple. Qu'il n'eût aucune
connaissance de l'état général du monde, c'est ce
qui résulte de chaque trait de ses discours les plus authentiques.
La terre lui paraît encore divisée en royaumes qui se font
la guerre ; il semble ignorer la «paix romaine» et l'état
nouveau de société qu'inaugurait son siècle. Il n'eut
aucune idée précise de la puissance romaine ; le nom de «César»
seul parvint jusqu'à lui. Il vit bâtir, en Galilée
ou aux environs, Tibériade, Juliade, Diocésarée,
Gésarée, ouvrages pompeux des Hérodes, qui cherchaient,
par ces constructions magnifiques, à prouver leur admiration pour
la civilisation romaine et leur dévouement envers les membres de
la famille d'Auguste, dont les noms, par un caprice du sort, servent aujourd'hui,
bizarrement altérés, à désigner de misérables
hameaux de Bédouins. Il vit aussi probablement Sébaste,
œuvre d'Hérode le Grand, ville de parade, dont les ruines
feraient croire qu'elle a été apportée là
toute faite, comme une machine qu'il n'y avait plus qu'à monter
sur place. Cette architecture d'ostentation, arrivée en Judée
par chargements, ces centaines de colonnes, toutes du même diamètre,
ornement de quelque insipide «rue de Rivoli» voilà
ce qu'il appelait «les royaumes du monde et toute leur gloire.»
Mais ce luxe de commande, cet art administratif et officiel lui déplaisaient.
Ce qu'il aimait, c'étaient ses villages galiléens, mélanges
confus de cabanes, d'aires et de pressoirs taillés dans le roc,
de puits, de tombeaux, de figuiers, d'oliviers. Il resta toujours près
de la nature. La cour des rois lui apparaît comme un lieu où
les gens ont de beaux habits [19]. Les charmantes impossibilités dont fourmillent
ses paraboles, quand il met en scène les rois et les puissants
[20], prouvent qu'il ne conçut jamais
la société aristocratique que comme un jeune villageois
qui voit le monde à travers le prisme de sa naïveté. Encore moins connut-il l'idée nouvelle, créée
par la science grecque, base de toute philosophie et que la science
moderne a hautement confirmée, l'exclusion des dieux capricieux
auxquels la naïve croyance des vieux âges attribuait le
gouvernement de l'univers. Près d'un siècle avant lui,
Lucrèce avait exprimé d'une façon admirable l'inflexibilité du
régime général de la nature. La négation
du miracle, cette idée que tout se produit dans le monde par
des lois où l'intervention personnelle d'êtres supérieurs
n'a aucune part, était de droit commun dans les grandes écoles
de tous les pays qui avaient reçu la science grecque. Peut-être
même Babylone et la Perse n'y étaient-elles pas étrangères.
Jésus ne sut rien de ce progrès. Quoique né à une époque
où le principe de la science positive était déjà proclamé,
il vécut en plein surnaturel. Jamais peut-être les Juifs
n'avaient été plus possédés de la soif
du merveilleux. Philon, qui vivait dans un grand centre intellectuel,
et qui avait reçu une éducation très complète,
ne possède qu'une science chimérique et de mauvais aloi. Jésus ne différait
en rien sur ce point de ses compatriotes. Il croyait au diable, qu'il
envisageait comme une sorte de génie du mal [21], et il s'imaginait, avec tout le monde, que les
maladies nerveuses étaient l'effet de démons, qui s'emparaient
du patient et l'agitaient. Le merveilleux n'était pas pour lui
l'exceptionnel ; c'était l'état normal. La notion du surnaturel,
avec ses impossibilités, n'apparaît que le jour où
naît la science expérimentale de la nature. L'homme étranger
à toute idée de physique, qui croit qu'en priant il change
la marche des nuages, arrête la maladie et la mort même, ne
trouve dans le miracle rien d'extraordinaire, puisque le cours entier
des choses est pour lui le résultat de volontés libres de
la divinité. Cet état intellectuel fut toujours celui de
Jésus. Mais dans sa grande âme, une telle croyance produisait
des effets tout opposés à ceux où arrivait le vulgaire.
Chez le vulgaire, la foi à l'action particulière de Dieu
amenait une crédulité niaise et des duperies de charlatans.
Chez lui, elle tenait à une notion profonde des rapports familiers
de l'homme avec Dieu et à une croyance exagérée dans
le pouvoir de l'homme ; belles erreurs qui furent le principe de sa force ;
car si elles devaient un jour le mettre en défaut aux yeux du physicien
et du chimiste, elles lui donnaient sur son temps une force dont aucun
individu n'a disposé avant lui ni depuis. De bonne heure, son caractère
à part se révéla. La légende se plaît
à le montrer dès son enfance en révolte contre l'autorité
paternelle et sortant des voies communes pour suivre sa vocation [22]. Il est sûr, au moins, que les relations
de parenté furent peu de chose pour lui. Sa famille ne semble pas
l'avoir aimé [23], et, par moments,
on le trouve dur pour elle [24]. Jésus, comme tous les hommes exclusivement
préoccupés d'une idée, arrivait à tenir peu
de compte des liens du sang. Le lien de l'idée est le seul que
ces sortes de natures reconnaissent : «Voilà ma mère
et mes frères, disait-il en étendant la main vers ses disciples ;
celui qui fait la volonté de mon Père, voilà mon
frère et ma sœur.» Les simples gens ne l'entendaient
pas ainsi, et un jour une femme, passant près de lui, s'écria,
dit-on : «Heureux le ventre qui t'a porté et les seins que
tu as sucés !»—«Heureux plutôt, répondit-il
[25], celui qui écoute la parole
de Dieu et qui la met en pratique !» Bientôt, dans sa hardie
révolte contre la nature, il devait aller plus loin encore, et
nous le verrons foulant aux pieds tout ce qui est de l'homme, le sang,
l'amour, la patrie, ne garder d'âme et de cœur que pour l'idée
qui se présentait à lui comme la forme absolue du bien et
du vrai. NOTES pour revenir au texte cliquer [retour] sur le navigateur ou sur le clavier [1] Jean, VIII, 6. [2] Testam. des douze Patr. Lévi, 6. [3] Matth., XXVII, 46 ; Marc, XV, 34. [4] Traductions et commentaires juifs, de l'époque talmudique. [5] Mischna, Schabbath I, 3. [6] Matth., XIII, 54 et suiv. ; Jean, VII, 15. [7] Mischna, Schekalim, III, 2 ; Talmud de Jérusalem, Megilla, halaca XI ; Sota, VII, 1 ; Talmud de Babylone, Baba Kama, 83 a ; Megilla, 8 b et suiv. [8] Matth., XXVII, 46 ; Marc, III, 17 ; V, 41 ; VII, 34 ; XIV, 36 ; XV, 34. L'expression η πατριος φωνη, dans les écrivains de ce temps, désigne toujours le dialecte sémitique qu'on parlait en Palestine (II Macch., VII, 21, 27 ; XII, 37 ; Actes, XXI, 37, 40 ; XXII, 2 ; XXVI, 14 ; Josèphe, Ant., XVIII, VI, 10 ; XX, sub fin. ; B. J. prooem. 1, V, VI, 3 ; V, IX, 2 ; VI, II, 1 ; Contre Apion, I, 9 ; De Macch., 12, 16). Nous montrerons plus tard que quelques-uns des documents qui servirent de base aux Évangiles synoptiques ont été écrits en ce dialecte sémitique. Il en fut de même pour plusieurs apocryphes (IVe livre des Macch., XVI, ad calcem, etc.). Enfin, la chrétienté directement issue du premier mouvement galiléen (Nazaréens, Ébionim, etc.), laquelle se continua longtemps dans la Batanée et le Hauran, parlait un dialecte sémitique (Eusèbe, De situ et nomin. loc. hebr., au mot Χωβα ; Epiph., Adv. hær., XXIX, 7, 9 ; XXX, 3 ; S. Jérôme, In Matth., XII, 13 ; Dial. adv. Pelag., III, 2). [9] Mischna, Sanhedrin, XI, 1 ; Talmud de Babylone, Baba Kama, 82 b et 83 a ; Sota, 49, a et b ; Menachoth, 64 b ; Comp. II Macch., IV, 10 et suiv. [10] Jos., Ant., XX, XI, 2. [11] Talmud de Jérusalem, Péah, I, 1. [12] Jos. Ant., loc. cit. ; Orig., Contra Celsum, II, 34. [13] Talmud de Jérusalem, Péah, I, 1 ; Talmud de Babylone, Menachoth, 99 b. [14] Les Thérapeutes de Philon sont une branche d'Esséniens. Leur nom même paraît n'être qu'une traduction grecque de celui des Esséniens (Εσσαιοι, asaya, «médecins»). Cf. Philon, De Vila contempl., init. [15] Voir surtout les traités Quis rerum divinarum hæres sit et De Philanthropia de Philon. [16] Pirké Aboth, ch. I et II ; Talm. de Jérus., Pesachim, VI, 1 ; Talm. de Bab., Pesachim, 66 a ; Schabbath, 30 b et 31 a ; Joma, 35 b. [17] La légende de Daniel était déjà formée au VIIe siècle avant J.-C. (Ézéchiel, XIV, 14 et suiv. ; XXVIII, 3). C'est pour les besoins de la légende qu'on l'a fait vivre au temps de la captivité de Babylone. [18] Epist. Judæ, 14 et suiv. ; II Petri, II, 4, 11 ; Testam. des douze Patr., Siméon, 5 ; Lévi, 14, 16 ; Juda, 18 ; Zab. 3 ; Dan, 5 ; Nephtali, 4. Le «Livre d'Hénoch» forme encore une partie intégrante de la Bible éthiopienne. Tel que nous le connaissons par la version éthiopienne, il est composé de pièces de différentes dates, dont les plus anciennes sont de l'an 130 ou 150 avant J.-C. Quelques-unes de ces pièces ont de l'analogie avec les discours de Jésus. Comparez les ch. XCVI-XCIX à Luc, VI, 24 et suiv. [19] Matth., XI, 8. [20] Voir, par exemple, Matth., XXII, 2 et suiv. [21] Matth., VI, 13. [22] Luc, II, 42 et suiv. Les évangiles apocryphes sont pleins de pareilles histoires poussées au grotesque. [23] Matth., XIII, 57 ; Marc, VI, 4 ; Jean, VII, 3 et suiv. Voyez ci-dessous, p. 153, note 6. [24] Matth., XII, 48 ; Marc, III, 33 ; Luc, VIII, 21 ; Jean, II, 4 ; Évang. selon les Hébreux, dans saint Jérôme, Dial. adv. Pelag., III, 2. [25] Luc, XI, 27 et suiv. |
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