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Marseille Origines & Symboles


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De Massalia à Marseille
Marseille est la plus ancienne ville de France : fondée vers -600 par des Grecs de Phocée, elle s'appelle à l'origine ΜΑΣΣΑΛΙΑ (Massalía). Ses habitants sont les Massaliotes. Aujourd'hui, on appelle encore Marseille la Cité phocéenne. Romaine, son nom devient Massilia.

Le Vieux Port de Marseille est un port naturel : il porte à l'origine le nom grec de Λακυδων, devenu par l'intermédiaire du latin Lacydon. En provençal : lou Lacidoun.

Lacydon ΛΑΚΥΔΩΝ

ΛΑΚΥΔΩΝ
(Lakudōn, Lacydon)
plaque commémorative
quai de la Fraternité

L'accent de Marseille
L'accent change du grec en latin :

Μασσαλία (Massalía) : en grec, l'accent tonique est sur la lettre i : le -a final est à peine prononcé (on écrit parfois en français Massalie).

Māssilia : en latin, la première voyelle est longue.

Marsiho : en provençal, l'accent tonique est placé sur l'avant-dernière syllabe. Le h provençal correspond à la graphie française -ill-. Ses habitants sont des Marsihés.

Drapeau & devise de Marseille
Le drapeau marseillais est d'argent à croix d'azur. Il apparaît à l'époque des Croisades : les ports d'embarquement avaient une croix : ainsi, le drapeau génois est d'argent à croix de gueules. On peut constater que ce sont les mêmes couleurs que celles la Grèce.
drapeau Marseille

Actibus immensis urbs fulget massiliensis
La ville de Marseille brille par ses hauts faits
Toustèms pèr si grand-fa resplendiguè Marsiho

devise de Marseille
(traduction de Frédéric Mistral)

Ville de Marseille : le blason de Marseille

La fondation de Marseille
Selon la légende, Marseille est née d'une histoire d'amour entre Gyptis la Salluvienne et Protis le Phocéen.

Voici le récit du Voconce Trogue Pompée, contemporain d'Octave Auguste (cité par Justin, Histoires philippiques, XLIII) :

Or justement, ce jour-là, le roi était occupé à préparer la noce de Gyptis, sa fille, que selon la coutume de son peuple, il se préparait à marier par choix d'un gendre pendant le festin. Et, pusique tous les prétendants avaient été invités aux noces, on convia aussi aux banquets les hôtes grecs. Ensuite, la jeune fille fut introduite, et comme son père lui avait ordonné de proposer l'eau à celui qu'elle choisirait pour mari, elle délaissa tous les autres, se tourna vers les grecs et proposa l'eau à Protis, qui d'hôte devint gendre et reçut de son beau-père un lieu pour fonder une ville.


source : Didier Pralon, Revue Marseille, n°160

provençal

La legèndo de la foundacien de Marsiho en lengo prouvençalo

Pròtis lou grègou èro lou capitàni de la nau vengudo de Foucèio pèr planta caviho sus lou ribeirés dóu pople ligour. Arrivè un bèu jou dins uno calanco bèn à la sousto e touquè terro.

Em'oucò, just aquéu jou d'aqui, lou rèi ligour de l'endré si groupavo pèr alesti lou maridàgi de sa fiho Gìptis, que, segound la coustumo de soun pople, duvié chausi, dóu tèms que si festinejavo, qu sarié soun espous. Lou rèi avié counvida tóuti aquéli que la voulien 'spousa. Tant counvidè tambèn lei vesitaire gregàli. La jouvènto maridadouiro pareissè, e, bord que soun paire l'avié coumanda de porgi d'aigo à-n-aquéu que vourrié pèr espous, fè coumo se tóuti leis autrei demandaire siguèsson pas 'qui, si revirè devers lei gregàli e prepausè l'aigo à Pròtis, que devenguè lou bèu-fiéu dóu rèi. Lou rèi li dounè un endré pèr founda uno ciéuta.

Aquel endré siguè lou Lacidoun, qu'en encaro encuei lou port-vièi de Marsiho.


Philippe Blanchet

Frédéric Mistral raconte l'origine de Marseille dans Calendal (chant IV) :

Lou pichot rèi dóu pople Sàli,
Nan, benesis lou vènt gregàli,
E baio, dous presènt, sa fiho pèr mouié
Au jouine Pròtis de Foucèio ;
Marsiho espelis : la sadrèio,
Lou sourne pin, fan plaço i lèio
De figo e de rasin, de nerto e d'óulivié.
Le petit roi du peuple Salyen,
Nan, bénit le vent grec,
et donne, doux présent, sa fille pour épouse
au jeune Protis de Phocée ;
Marseille éclot : la sariette,
le sombre pin, font place aux allées
de figuiers et de vignes, de myrtes et d'oliviers.
Marseille et la Marseillaise

En 1792, un bataillon de Fédérés part vers Paris pour défendre la République. Ils entonnent le Chant de guerre pour l'Armée du Rhin, un chant révolutionnaire composé par le citoyen Claude Rouget de Lisle. Ce chant, devenu célèbre grâce aux Marseillais, s'appellera désormais la Marseillaise et deviendra l'hymne de la France. Et pourtant, c'est à Strasbourg qu'il fut composé : il aurait pu s'appeler la Strasbourgeoise.

En provençal : la Marsiheso.

Marseillaise

la Marseillaise
sur l'Arc de triomphe de Paris

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langue provençale : dictionnaire provençal, marseillais

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